Lorsque les températures baissent, la rhubarbe commence à entrer en dormance. Pourtant, ce qui se passe à l’automne influence directement sa capacité à produire de nouvelles tiges au printemps.
Le premier réflexe n’est surtout pas de couper immédiatement tout le feuillage. Tant que les feuilles restent vertes, elles participent encore à l’accumulation de réserves dans la souche. La SNHF recommande d’ailleurs de cesser les récoltes à partir d’août pour laisser le pied se régénérer.
Le véritable geste utile consiste à patienter jusqu’au dépérissement naturel du feuillage.
Lorsque les feuilles jaunissent, s’affaissent et commencent à disparaître, elles peuvent être retirées. La RHS conseille alors d’enlever les anciennes feuilles afin de laisser les points de croissance exposés au froid hivernal.
Octobre peut correspondre à cette étape dans certaines régions, mais ce n’est pas une date absolue. Le bon signal vient de la plante elle-même.
La rhubarbe est une vivace très rustique. Contrairement à de nombreuses plantes du potager, elle profite réellement du froid hivernal.
La RHS indique que, selon les variétés, elle peut avoir besoin de sept à neuf semaines sous environ 3 °C pour sortir correctement de dormance.
Recouvrir complètement la couronne pour la protéger du froid peut donc être contre-productif.
L’automne est aussi une période intéressante pour améliorer progressivement le sol.
La rhubarbe apprécie une terre riche en humus, profonde et fraîche. La SNHF recommande notamment le terreau de feuilles et le fumier bien décomposé.
Vous pouvez donc déposer du compost mûr ou du fumier bien décomposé autour de la touffe, sans recouvrir directement les bourgeons centraux.
| À faire | À éviter |
|---|---|
| Laisser jaunir naturellement les feuilles | Couper tout le feuillage encore vert |
| Retirer le feuillage mort | Étouffer la couronne |
| Apporter du compost autour du pied | Mettre du fumier frais contre les bourgeons |
| Maintenir un sol drainé | Laisser la souche dans l’eau |
La rhubarbe craint en effet les sols trop humides, qui favorisent notamment les problèmes de pourriture.
Si les tiges deviennent fines et que la touffe perd de sa vigueur, une simple fertilisation ne suffit pas toujours.
La RHS recommande de diviser les vieilles couronnes environ tous les cinq ans lorsqu’elles deviennent faibles ou trop encombrées. Cette opération se réalise pendant la dormance, entre l’automne et le début du printemps.
Chaque éclat doit conserver une partie du rhizome et au moins un bourgeon.
Pour préparer le printemps, laissez donc d’abord la rhubarbe terminer naturellement sa saison. Retirez ensuite le feuillage mort, gardez la couronne dégagée et enrichissez le sol autour avec une matière organique bien décomposée.
Ce n’est pas une recette permettant de garantir une récolte « spectaculaire ». Mais froid hivernal, réserves préservées, sol fertile et couronne saine donnent à la rhubarbe les meilleures conditions pour repartir vigoureusement au printemps.
La pivoine peut rester plusieurs dizaines d’années au même endroit, ce qui en fait une…
Plumage orangé, ailes rayées de noir et blanc, longue huppe érectile : difficile de confondre…
Les rumeurs circulent depuis plusieurs mois : les conducteurs de plus de 65 ou 70…