Pour économiser sur leur facture de gaz, de nombreux Français laissent leur chauffage fonctionner toute la journée à basse température. Leur raisonnement paraît logique : une maison qui reste tiède serait plus facile à réchauffer qu’un logement refroidi pendant plusieurs heures.
Pourtant, maintenir une température constante lorsque personne n’est à la maison n’est pas toujours la solution la plus économique. Le bon réflexe consiste plutôt à adapter le chauffage aux heures de présence.
Même bien isolée, une habitation perd progressivement de la chaleur par les murs, les fenêtres, le toit et les portes.
Lorsque le thermostat reste réglé à une température fixe, la chaudière doit régulièrement fonctionner pour compenser ces pertes.
Résultat : elle consomme du gaz pendant votre absence, alors que personne ne profite du chauffage.
En abaissant la température intérieure, on réduit l’écart avec l’extérieur. Les pertes de chaleur diminuent alors progressivement.
Certes, la chaudière devra réchauffer les pièces à votre retour. Mais cette remise en température n’annule pas nécessairement les économies réalisées pendant les heures où le chauffage a moins fonctionné.
L’objectif n’est donc pas de couper systématiquement le chauffage, mais d’éviter de chauffer inutilement un logement vide.
L’Agence de la transition écologique (ADEME) recommande d’adapter la température à l’utilisation de chaque pièce.
Voici les principaux repères :
Pour une absence de plusieurs heures, une consigne de 16 à 17 °C constitue généralement un bon compromis.
L’ADEME estime qu’une baisse d’un degré de la température de consigne permet, en moyenne, de réaliser environ 7 % d’économies sur l’énergie consacrée au chauffage.
Ce chiffre reste indicatif : les économies réelles dépendent notamment de l’isolation, du climat et de votre installation.
Tout dépend de la durée de votre absence et des caractéristiques du logement.
Il est généralement préférable de réduire la température plutôt que de maintenir le niveau de confort habituel.
Par exemple, vous pouvez passer de 19 °C à 16 ou 17 °C pendant votre journée de travail.
Une température plus basse peut être envisagée, avec une protection suffisante contre le gel et l’humidité.
Il faut toutefois tenir compte de l’isolation, de la météo et des éventuels occupants vulnérables.
Pour les systèmes à forte inertie, comme certains planchers chauffants, des variations trop importantes peuvent également être peu pratiques. Une programmation adaptée reste préférable.
Un thermostat programmable permet de régler automatiquement la température selon vos habitudes.
Vous pouvez, par exemple, prévoir :
Le chauffage se remet ainsi en route suffisamment tôt pour retrouver une température confortable à votre retour.
Autre erreur à éviter : régler le thermostat à 25 °C pour réchauffer plus rapidement la maison. Sur une installation classique, cela ne fait généralement pas monter la température plus vite ; cela prolonge surtout la période de chauffe.
Pour limiter les pertes de chaleur :
Une bonne régulation est utile, mais une isolation efficace reste essentielle pour réduire durablement les dépenses.
Pas à la température de la journée. Une consigne d’environ 17 °C convient généralement aux chambres.
Pas forcément. Réduire la température pendant les absences peut limiter la consommation.
L’ADEME évoque une économie moyenne d’environ 7 % sur l’énergie utilisée pour le chauffage, selon les conditions.
Il vaut mieux utiliser les modes de régulation prévus par le fabricant. Couper complètement la chaudière n’est pas toujours nécessaire.
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