La santé des enfants est aujourd’hui au cœur des préoccupations des familles et des autorités sanitaires. Pourtant, malgré les campagnes de prévention, la consommation de produits trop sucrés reste élevée chez les plus jeunes. En cause : une exposition massive à la publicité pour des aliments ultra-transformés, souvent perçus comme inoffensifs, voire bénéfiques pour la croissance.
Face à cette situation, l’association Foodwatch appelle à une loi afin de limiter la promotion de ces produits et de protéger durablement la santé infantile.
Dès l’enfance, les habitudes alimentaires se construisent dans un environnement saturé de messages publicitaires. Télévision, plateformes de streaming, réseaux sociaux et jeux en ligne diffusent en continu des publicités pour des produits riches en sucres ajoutés.
Cette exposition précoce influence durablement les préférences alimentaires et complique la mise en place d’une alimentation équilibrée.
Les experts en nutrition rappellent qu’une consommation excessive de sucre augmente les risques de surpoids, d’obésité infantile et de troubles métaboliques.
À long terme, ces déséquilibres peuvent favoriser l’apparition de maladies chroniques comme le diabète de type 2 ou certaines pathologies cardiovasculaires, avec un impact direct sur la santé publique et les dépenses de soins.
Foodwatch a passé au crible plusieurs produits alimentaires destinés aux enfants et largement promus comme adaptés à leur âge. Selon l’association, nombre d’entre eux ne respectent pas les seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé en matière de sucres, de graisses ou de sel.
Malgré cela, ces produits bénéficient d’une visibilité publicitaire importante.
Pour Foodwatch, la responsabilité ne peut pas reposer uniquement sur les parents. Dans un contexte où les messages publicitaires sont omniprésents, faire des choix éclairés devient plus complexe. L’association insiste sur le fait qu’une meilleure régulation contribuerait à réduire les inégalités sociales de santé et à renforcer la prévention nutritionnelle.
Les initiatives d’autorégulation de l’industrie agroalimentaire n’ont pas permis de réduire efficacement l’exposition des enfants aux publicités pour les produits trop sucrés.
Les messages nutritionnels restent souvent ambiguës et les stratégies marketing continuent de cibler les plus jeunes de manière indirecte.
Foodwatch réclame une loi interdisant la publicité pour les produits trop sucrés, trop gras ou trop salés à destination des enfants, tous supports confondus. Une telle mesure s’inscrirait dans une logique de prévention, comparable aux politiques déjà mises en place pour le tabac ou l’alcool, afin de réduire les risques sanitaires à long terme.
L’obésité infantile représente un coût important pour le système de santé. Consultations médicales, traitements à long terme et accompagnement psychologique pèsent sur les finances publiques et les familles.
Limiter la publicité pour la malbouffe permettrait d’agir en amont, avant l’apparition de complications médicales.
Les professionnels de santé soulignent l’importance d’une information claire et accessible. En complément d’une loi, l’éducation nutritionnelle reste un levier essentiel pour encourager des choix alimentaires favorables à la santé, dès le plus jeune âge.
Protéger les enfants de la malbouffe, c’est investir dans leur avenir et dans la prévention santé. En demandant une loi contre la publicité des produits trop sucrés, Foodwatch remet au centre du débat une priorité : permettre aux enfants de grandir dans un environnement alimentaire plus sain, bénéfique pour leur bien-être et leur santé à long terme.
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