En novembre, les rouges-gorges et les troglodytes continuent de parcourir les jardins à la recherche de nourriture. Lorsque les températures baissent, leur quête devient plus difficile.
Pourtant, une solution gratuite se trouve peut-être déjà au pied de vos arbres : les feuilles mortes ! Elles abritent de petits organismes dont ces oiseaux raffolent.
Voici comment les aider sans dépenser un centime.
Le rouge-gorge familier et le troglodyte mignon se nourrissent principalement de petits invertébrés.
Leur menu comprend notamment des insectes, des araignées, des larves et de minuscules animaux vivant dans le sol.
À l’automne, les feuilles tombées forment un refuge naturel pour ces proies.
En laissant quelques feuilles sous vos haies, vous créez donc un véritable garde-manger.
Le bon geste : ne ramassez pas systématiquement toutes les feuilles mortes. Conservez-en une couche dans un endroit calme, à l’écart des passages.
Avec son plastron orangé, le rouge-gorge est facilement reconnaissable. Il explore volontiers le sol et les massifs pour dénicher sa nourriture.
En automne, il consomme également certaines petites baies.
Le troglodyte, beaucoup plus discret, possède un plumage brun et une courte queue souvent redressée.
Il fouille les amas de branches, les haies et les feuilles à la recherche d’insectes.
Contrairement au rouge-gorge, le troglodyte fréquente rarement les mangeoires classiques.
Pour lui, préserver les refuges naturels reste particulièrement utile.
La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) recommande de réserver le nourrissage aux périodes de froid, généralement de la mi-novembre à la fin mars.
Pour compléter l’alimentation naturelle des oiseaux, vous pouvez proposer :
Le rouge-gorge peut profiter de ces aliments. Le troglodyte, lui, continuera principalement à chercher ses proies dans la végétation.
Proposez de petites quantités dans un dispositif propre, plutôt que directement sur la terre humide.
Le pain, les biscuits et les restes de repas ne conviennent pas à leur alimentation. Évitez également les produits salés.
Une mangeoire sale favorise la transmission de maladies. Nettoyez-la régulièrement et retirez les aliments abîmés.
Placez les points de nourrissage dans un endroit dégagé, hors de portée des chats.
Pensez également à proposer une petite coupelle d’eau propre, particulièrement utile lorsque le gel rend les ressources naturelles moins accessibles.
Principalement pendant les périodes froides, généralement à partir de la mi-novembre.
Ils consomment surtout de petits invertébrés et fréquentent rarement les mangeoires.
Oui, à condition qu’ils soient nature, sans sucre ni sel.
Elles protègent de nombreux invertébrés servant de nourriture aux oiseaux.
Non. La LPO recommande de limiter le nourrissage aux périodes hivernales difficiles.
À retenir : un jardin légèrement sauvage, avec des feuilles mortes, des haies et quelques branches, constitue souvent une meilleure aide qu’une mangeoire constamment remplie.
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