Chaque début d’année, de nombreux retraités scrutent leur pension pour vérifier si le montant net a évolué. En 2026, la revalorisation des seuils de la CSG pourrait changer la donne pour certains foyers. Une hausse estimée à 1,8 % des plafonds de revenus ouvre droit, selon votre situation, à une exonération totale ou à un taux réduit. Mais concrètement, qui est concerné par la CSG 2026 et à partir de quel niveau de revenu bascule-t-on vers un taux plus élevé ?
Pour la CSG 2026, tout repose sur le revenu fiscal de référence (RFR) indiqué sur votre avis d’imposition 2025, calculé à partir de vos revenus 2024. Ce chiffre, souvent méconnu, sert de base pour déterminer le taux applicable à votre pension de retraite.
Le nombre de parts fiscales joue également un rôle essentiel. Une personne seule n’est pas soumise aux mêmes plafonds qu’un couple ou qu’un foyer bénéficiant d’une demi-part supplémentaire.
Selon votre RFR, quatre situations existent :
– Exonération totale : aucun prélèvement social sur la pension.
– Taux réduit : 3,8 % de CSG + 0,5 % de CRDS, soit 4,3 % au total.
– Taux médian : 6,6 % de CSG + 0,5 % de CRDS + 0,3 % de CASA, soit 7,4 %.
– Taux normal : 8,3 % de CSG + 0,5 % de CRDS + 0,3 % de CASA, soit 9,1 %.
À noter : la CASA n’est pas due en cas d’exonération ou de taux réduit.
Les seuils sont revalorisés de 1,8 % pour 2026. Voici les limites à ne pas dépasser selon votre situation fiscale.
Vous ne payez aucune CSG si votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas :
13 049 euros pour une personne seule (1 part).
20 015 euros pour un couple (2 parts).
3 484 euros par demi-part supplémentaire.
Exemple concret :
Marie, retraitée vivant seule avec un RFR de 12 800 euros, reste totalement exonérée en 2026. Sa pension brute correspond donc à sa pension nette, sans prélèvements sociaux.
Le taux réduit s’applique jusqu’à :
17 058 euros pour 1 part.
26 166 euros pour 2 parts.
6 623 euros par demi-part supplémentaire.
Dans cette tranche, le taux global est de 4,3 %.
Cas pratique :
Un couple percevant 25 000 euros de RFR en 2025 reste soumis au taux réduit en 2026, évitant ainsi le passage au taux médian plus lourd.
Le taux de 7,4 % concerne les foyers dont le RFR ne dépasse pas :
26 070 euros pour 1 part.
40 604 euros pour 2 parts.
7 065 euros par demi-part supplémentaire.
Au-delà de ces montants, le taux maximal de 9,1 % s’applique automatiquement.
Le changement sera visible dès le versement de février 2026 pour les retraités affiliés à la Carsat ou à la Cnav.
Pour l’Agirc-Arrco, l’ajustement interviendra début mars 2026.
Un mécanisme de lissage existe : si votre revenu augmente et vous fait franchir un seuil, le nouveau taux ne s’applique qu’après deux années consécutives de dépassement. Cela évite une hausse brutale en cas d’augmentation ponctuelle.
Consultez votre revenu fiscal de référence sur votre avis d’imposition 2025 et comparez-le aux seuils 2026. Un simulateur est également disponible sur le site de l’Assurance retraite.
Oui, si elle entraîne un dépassement durable du seuil. Toutefois, la règle des deux années consécutives protège contre un changement immédiat.
Elle s’applique aux pensions de base et complémentaires, sauf situations spécifiques d’exonération (invalidité, minimum vieillesse sous conditions, etc.).
Anticiper la CSG 2026 permet d’éviter les mauvaises surprises sur le montant net de votre retraite. Un simple contrôle de votre revenu fiscal de référence peut faire toute la différence. N’hésitez pas à vérifier votre situation dès réception de votre avis d’imposition et à utiliser les outils de simulation pour sécuriser votre budget.
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