Alors que les températures dégringolent à l’approche de l’hiver, la tentation est grande de chercher des astuces simples pour alléger sa facture énergétique. Parmi les réflexes souvent adoptés : couper complètement le chauffage dans les pièces peu fréquentées, comme la chambre d’amis ou le bureau. Est-ce vraiment une bonne idée ?
Pas si sûr. Derrière cette logique apparente, se cachent des effets pervers qui peuvent, au contraire, faire grimper vos dépenses. Explications.
Vous pensez faire des économies en éteignant les radiateurs dans certaines pièces ? En réalité, l’air froid qui s’y accumule finit toujours par migrer vers les zones chauffées, déséquilibrant la température de votre logement.
Conséquence : vos radiateurs doivent travailler davantage pour compenser, ce qui augmente la consommation énergétique… et votre facture.
Exemple concret : Sophie, qui habite dans un T4 à Lyon, a décidé l’hiver dernier de ne pas chauffer la chambre d’amis. Résultat ? Son salon était plus difficile à maintenir à 19 °C, et sa consommation de gaz a augmenté de 12 % sur le trimestre.
L’Agence de la transition écologique (ADEME) recommande de ne jamais descendre sous les 12 °C dans une pièce inoccupée. Un seuil de 16 à 17 °C est préférable pour éviter les pertes d’énergie à long terme, sans surchauffer inutilement.
Des pièces non chauffées deviennent vite des zones humides, favorables aux moisissures et aux champignons.
Ce phénomène est d’autant plus problématique si la pièce n’est pas bien ventilée. Et plus une pièce est humide, plus elle est difficile à réchauffer ensuite.
FAQ : « Je ne vis jamais dans ma buanderie, pourquoi la chauffer ? »
Même brièvement utilisée, une pièce froide et humide peut nuire à l’ensemble du logement. Le froid se propage, et l’humidité s’infiltre partout.
L’humidité affecte aussi la santé : allergies, problèmes respiratoires ou encore sensations de froid accru dans les pièces chauffées. Le confort thermique ne se mesure pas uniquement au nombre affiché sur le thermostat.
Beaucoup utilisent un petit chauffage d’appoint pour “dépanner” une pièce glaciale. Or ces appareils, souvent électriques, consomment énormément et ne permettent pas une régulation stable.
Pire : certains modèles bon marché peuvent représenter un risque d’incendie ou de brûlure.
Astuce : Préférez une gestion centralisée avec des thermostats programmables plutôt que de jongler avec des appareils secondaires inefficaces.
Si vous partez plusieurs jours ou semaines, il est logique de baisser le chauffage. Mais attention : il ne faut jamais tout couper. Une température d’au moins 12 °C évite les problèmes d’humidité, de gel dans les canalisations ou de reprise trop énergivore au retour.
– Fermez les portes des pièces peu utilisées pour contenir la chaleur
– Isolez correctement les fenêtres et murs pour éviter les déperditions
– Programmez vos radiateurs selon les horaires de présence
– Entretenez votre système de chauffage chaque année pour garantir son efficacité
Témoignage : Marc, 58 ans, a installé des thermostats intelligents pièce par pièce. “J’ai réduit ma facture énergétique de près de 20 % en maintenant 17 °C dans le bureau, 19 °C dans le séjour et 16 °C dans la chambre.”
Adopter une approche équilibrée du chauffage, c’est éviter les erreurs coûteuses tout en préservant son confort. Couper complètement les radiateurs dans certaines pièces peut sembler judicieux, mais les conséquences sur la facture énergétique et sur l’état général du logement sont bien souvent sous-estimées. Mieux vaut viser la modération : chauffer moins, mais partout — et intelligemment.
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