La retraite progressive s’ouvre désormais dès 60 ans, une avancée attendue par de nombreux actifs fatigués par le rythme du travail à temps plein. Grâce aux décrets publiés le 15 juillet 2025 et en vigueur depuis le 1ᵉʳ septembre, cette mesure élargit le champ des possibles pour une transition douce vers la retraite.
Elle intéresse particulièrement ceux qui veulent préserver leur santé, tester une semi-retraite, ou encore sécuriser leur avenir financier tout en maintenant un lien social et professionnel.
1. Comprendre la retraite progressive et ses mécanismes
a. Un dispositif souple et accessible
La retraite progressive permet de réduire son activité tout en percevant une fraction de sa pension. Elle s’adresse aux salariés, indépendants, fonctionnaires et professions libérales, sous conditions.
Le principe est simple : plus vous diminuez votre temps de travail, plus la fraction de votre retraite perçue est importante.
i. Exemples concrets
– Un salarié à 60 % de son temps de travail perçoit 40 % de sa retraite.
– Un salarié à mi-temps touche 50 % de sa pension.
– Cette formule s’applique aussi aux professions indépendantes, à condition de prouver une baisse d’activité significative (au moins 20 %).
b. Conditions d’éligibilité depuis septembre 2025
Âge minimum : 60 ans révolus.
Durée d’assurance : 150 trimestres validés dans un ou plusieurs régimes de base.
Temps de travail réduit : entre 40 % et 80 % d’un temps complet (ou 87 à 174 jours pour les forfaits jours).
Accord de l’employeur requis : le refus doit être justifié, et le silence pendant deux mois vaut accord tacite.
2. Cas particuliers : les fonctionnaires et agents publics
Les agents de la fonction publique bénéficient aussi de la retraite progressive, mais avec des règles spécifiques. Ils doivent :
– Avoir 60 ans ou plus.
– Justifier de 150 trimestres.
– Travailler entre 50 % et 90 % d’un temps plein, sauf cas de temps non complet.
L’accord de l’administration est nécessaire, mais ici, le silence ne vaut pas acceptation, contrairement au privé. La motivation du refus doit reposer sur des nécessités de service.
3. Calcul de la pension progressive : ce que vous toucherez
La fraction de pension perçue dépend directement du taux de travail maintenu. Plus vous travaillez, moins vous touchez de pension… et inversement. Ce montant est recalculé chaque année, sur la base d’une déclaration d’activité ou de revenus.
| Temps de travail | % de retraite progressive versée |
|---|---|
| 80 % | 20 % |
| 60 % | 40 % |
| 50 % | 50 % |
| 40 % | 60 % |
4. Les avantages de la retraite progressive (et ses limites)
a. Bénéfices concrets
Double revenu : activité partielle + pension partielle.
Cotisations continues : amélioration de la pension finale, surtout si l’on cotise sur la base d’un temps plein.
Souplesse : le dispositif est réversible en cas de changement de situation (retour à temps plein ou départ en retraite définitive).
Utilité sociale : maintien du lien au travail, transmission des compétences, mentorat intergénérationnel.
b. Limites à considérer
Le principal frein reste la baisse de revenus. Pour les salariés aux revenus modestes, le passage à temps partiel, même compensé en partie, peut engendrer une précarité difficilement soutenable. Le dispositif est plus attractif pour les cadres ou les actifs disposant d’une certaine autonomie financière.
En résumé, la retraite progressive à 60 ans offre une alternative séduisante pour aménager la fin de carrière. Elle mérite toutefois une analyse personnalisée pour en mesurer l’impact sur les finances à court et long terme. Avant de vous lancer, parlez-en à votre employeur et contactez votre caisse de retraite pour simuler vos droits.
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