Malgré l’inflation et un pouvoir d’achat toujours sous pression, les Français continuent d’épargner. En moyenne, ils mettent 213 euros de côté chaque mois. Un chiffre révélateur d’un réflexe de précaution devenu central dans les stratégies financières des ménages.
Selon une étude récente de la néo-banque Green-Got, relayée par MoneyVox, les Français parviennent à épargner en moyenne 5.650 euros par an, soit 213 euros par mois.
Un montant qui peut surprendre alors que l’inflation est repartie à la hausse en 2025 et que de nombreux ménages peinent à boucler leurs fins de mois.
Pourtant, ces chiffres confirment une tendance déjà observée depuis plusieurs années : face aux incertitudes économiques, l’épargne reste une priorité. Hausse des prix, instabilité géopolitique, inquiétudes sur l’emploi ou les retraites…
Autant de facteurs qui poussent les ménages à se constituer un matelas de sécurité, quitte à réduire certaines dépenses de consommation.
Cette dynamique se reflète aussi dans les chiffres globaux. En juin dernier, l’épargne financière des ménages français a atteint 6.477 milliards d’euros, un niveau historique, presque deux fois supérieur au montant de la dette publique.
Un paradoxe apparent qui ne traduit pas un enrichissement généralisé, mais plutôt une attitude défensive.
Derrière cette moyenne nationale se cachent toutefois des écarts très marqués selon les zones géographiques. L’étude met en évidence une fracture nette entre zones urbaines et rurales.
Grandes métropoles : 7.173 euros épargnés en moyenne par an, soit 267 euros par mois
Zones rurales : 4.155 euros par an, soit 151 euros par mois
L’écart dépasse ainsi 70%, illustrant des différences importantes de revenus, de coûts de la vie, mais aussi de comportements financiers.
Certaines régions concentrent une part importante de l’épargne nationale :
– Île-de-France : environ 7.500 euros épargnés par habitant et par an, avec un volume cumulé de 1.950 millions d’euros
– Auvergne–Rhône-Alpes : près de 6.800 euros
– Provence-Alpes-Côte d’Azur : environ 5.500 euros
À l’inverse, des régions à dominante plus rurale restent nettement sous la moyenne nationale :
Centre-Val de Loire et Normandie : autour de 4.200 euros
Bourgogne–Franche-Comté : environ 4.300 euros
Ces écarts montrent que la capacité d’épargne dépend autant du contexte économique local que des habitudes financières.
Un autre enseignement clé de l’étude concerne la régularité de l’épargne. Dans les grandes villes, plus de 81% des montants épargnés sont automatisés, contre un peu plus de 51% dans les zones rurales.
L’automatisation des versements – prélèvements mensuels programmés vers un livret, une assurance-vie ou un plan d’épargne – joue un rôle déterminant :
elle rend l’épargne plus régulière,
elle limite les arbitrages émotionnels,
elle réduit l’impact des dépenses imprévues ou saisonnières,
elle favorise une discipline financière sur le long terme.
Résultat : plus l’épargne est automatisée, plus elle est élevée. Aujourd’hui, près de deux tiers des épargnants mettent de l’argent de côté de manière régulière, et plus de trois quarts utilisent des mécanismes automatiques. Une pratique désormais bien ancrée, mais encore inégalement répartie.
Quelques leviers simples permettent pourtant d’améliorer sa capacité d’épargne, quel que soit son niveau de revenus :
Programmer les virements juste après la réception du salaire
Commencer avec de petits montants, puis augmenter progressivement
Séparer l’épargne de précaution et l’épargne de long terme
Utiliser des arrondis automatiques sur les paiements du quotidien
Ajuster ses versements une fois par an, après révision du budget
Ces méthodes réduisent la sensation de “privation” et rendent l’épargne plus durable.
Avant de chercher à épargner davantage, quelques points essentiels sont à vérifier :
Votre budget mensuel est-il clairement défini ?
Disposez-vous d’une épargne de précaution équivalente à 3 à 6 mois de dépenses ?
Vos versements sont-ils automatisés ?
Vos placements sont-ils adaptés à vos objectifs et à votre horizon de temps ?
Réévaluez-vous votre stratégie au moins une fois par an ?
Ces bases permettent de limiter les écarts et d’optimiser son effort d’épargne.
En 2026, l’épargne reste un pilier central de la stratégie financière des Français. Avec 213 euros mis de côté chaque mois en moyenne, le réflexe de précaution domine toujours.
Mais les écarts territoriaux et comportementaux montrent qu’une meilleure diffusion des outils d’automatisation pourrait permettre à davantage de ménages d’épargner plus, sans effort supplémentaire. Le premier pas consiste souvent à rendre l’épargne invisible… et automatique.
Le virement CAF du 5 février 2026 pourrait provoquer une vraie douche froide pour des…
Saviez-vous que posséder une sansevieria chez soi est considéré comme un véritable atout selon le…
Des vitres propres changent instantanément l’apparence d’une maison. Pourtant, malgré les efforts, traces, voile terne…