Lors d’un décès, la question du remboursement des aides sociales revient souvent. L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) inquiète particulièrement les familles. Contrairement à une idée reçue, la règle est bien plus protectrice pour les héritiers qu’on ne le croit.
L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) est une aide destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus en perte d’autonomie. Elle permet de financer :
– l’aide à domicile,
– les services d’accompagnement,
– ou une partie des frais en établissement (EHPAD).
Un point essentiel est souvent mal compris :
👉 l’APA n’est pas une aide récupérable sur la succession.
Contrairement à d’autres aides sociales (comme l’aide sociale à l’hébergement – ASH), l’APA n’est ni un prêt, ni une avance, ni une dette transmise aux héritiers. Elle est versée par le conseil départemental en fonction du niveau de dépendance (GIR) et des ressources, mais sans obligation de remboursement après le décès.
Non. Les héritiers n’ont rien à rembourser.
La loi est très claire :
aucun recours sur la succession,
aucun remboursement exigé aux héritiers,
aucun prélèvement sur l’héritage,
aucun seuil de patrimoine déclenchant un remboursement.
Même si le défunt possédait :
un bien immobilier,
une épargne importante,
ou des placements financiers,
👉 l’APA reste acquise définitivement.
Beaucoup de familles confondent l’APA avec :
l’aide sociale à l’hébergement (ASH),
certaines aides départementales récupérables,
ou des prestations versées à tort.
Cette confusion entraîne parfois des craintes injustifiées, voire des démarches inutiles auprès des administrations.
Il existe une exception, mais elle est très encadrée.
Les héritiers peuvent être sollicités uniquement si :
l’APA a été versée à tort,
ou sur la base de fausses déclarations,
ou après un changement de situation non signalé (hospitalisation longue, entrée en établissement, décès non déclaré immédiatement).
Dans ce cas précis :
il ne s’agit pas d’un remboursement de l’APA elle-même,
mais de la restitution d’un trop-perçu,
limité aux sommes indûment versées.
👉 Le département doit prouver l’erreur et justifier le montant réclamé.
L’APA ne figure jamais dans l’actif successoral.
Aucun héritier ne peut être tenu responsable personnellement.
Le département ne peut pas “changer d’avis” après le décès.
Une demande de remboursement doit toujours être écrite et motivée.
Les héritiers peuvent refuser de payer tant que la preuve du trop-perçu n’est pas fournie.
👉 En pratique, les demandes de remboursement sont rares et souvent contestables.
Avant toute inquiétude, vérifiez :
✔ S’agit-il bien de l’APA (et non de l’ASH) ?
✔ Le courrier parle-t-il d’un trop-perçu précis ?
✔ La période concernée est-elle clairement indiquée ?
✔ Le montant est-il détaillé et justifié ?
✔ Un recours est-il mentionné dans le courrier ?
Si un doute subsiste :
demandez un réexamen écrit,
conservez tous les justificatifs,
ne payez jamais sans explication claire.
En 2025, la règle est simple et rassurante : les héritiers n’ont pas à rembourser l’APA après un décès. Seuls des trop-perçus clairement établis peuvent être réclamés, et ils restent contestables. Avant toute démarche ou paiement, prenez le temps de vérifier la nature exacte de la demande : cela peut éviter bien des erreurs… et des frais inutiles.
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