Après des décennies derrière le comptoir, une question revient chez de nombreux buralistes : combien vais-je toucher à la retraite ? Entre régime de base, retraite additionnelle et règles spécifiques aux gérants de tabac, le calcul n’est pas toujours clair.
Voici un décryptage simple et concret pour savoir à quoi vous attendre.
Être buraliste signifie être travailleur indépendant, avec un statut particulier de gérant de débit de tabac. Votre retraite repose donc sur plusieurs piliers.
Comme les commerçants et artisans, les buralistes cotisent au régime de base des indépendants (intégré aujourd’hui au régime général).
La pension dépend de trois éléments clés :
– le salaire annuel moyen (SAM),
– le taux de liquidation (50 % à taux plein),
– le nombre de trimestres validés.
👉 Le SAM correspond à la moyenne des 25 meilleures années de revenus.
Les buralistes cotisent également obligatoirement à un régime additionnel spécifique :
le RAVGDT (Régime d’Allocations Viagères des Gérants de Débits de Tabac).
Ce régime est propre à la profession et peut représenter une part non négligeable du revenu à la retraite, surtout pour les longues carrières.
La formule officielle est la suivante :
Pension annuelle = SAM × taux × (trimestres validés / trimestres requis)
Exemple concret :
SAM : 18 000 €
Taux plein : 50 %
Trimestres requis : 172
Trimestres validés : 172
👉 18 000 × 50 % = 9 000 € par an, soit environ 750 € par mois (hors retraite complémentaire).
Contrairement à une idée reçue, l’âge de départ est déterminant :
départ à taux plein possible si tous les trimestres sont validés,
départ anticipé = décote,
départ après l’âge légal = surcote.
Chaque trimestre travaillé au-delà du minimum augmente la pension.
Chez les buralistes, le revenu dépend fortement :
du chiffre d’affaires réalisé,
de la durée de gérance,
de la stabilité de l’activité.
Un chiffre d’affaires maintenu à un bon niveau sur les meilleures années permet :
d’augmenter le SAM,
donc d’améliorer directement la pension.
Peu de buralistes exploitent pleinement ces leviers 👇
Vérifier que toutes les années de gérance sont bien comptabilisées
Surveiller les revenus déclarés, surtout en fin de carrière
Continuer à travailler quelques trimestres de plus pour bénéficier d’une surcote
Ne pas sous-estimer le RAVGDT, souvent oublié dans les simulations
Racheter des trimestres si certaines années sont incomplètes
Faire une simulation personnalisée avant 60 ans pour ajuster sa stratégie
👉 Quelques décisions prises 2 ou 3 ans avant le départ peuvent changer le montant final de plusieurs centaines d’euros par mois.
Avant toute demande officielle, passez cette checklist :
✔ Relevé de carrière complet et sans erreur
✔ Toutes les années de gérance bien prises en compte
✔ Trimestres validés correctement (maladie, maternité, service militaire…)
✔ Points RAVGDT correctement crédités
✔ Date de départ choisie en connaissance des décotes/surcotes
✔ Estimation écrite fournie par la caisse de retraite
⚠ Une erreur non corrigée peut réduire la pension à vie.
La retraite d’un buraliste dépend avant tout de la durée de gérance, des revenus déclarés et de l’anticipation. En 2025, un buraliste ayant cotisé toute sa vie peut percevoir une retraite correcte, mais rarement élevée sans complément. Le meilleur réflexe reste de demander son relevé de carrière le plus tôt possible et d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Une retraite bien préparée commence toujours plusieurs années à l’avance.
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