La limitation à 80 km/h sur les routes départementales n’a jamais cessé de faire débat. Huit ans après son instauration, le paysage routier français évolue à nouveau. En 2026, l’Eure rejoint officiellement les 52 départements ayant choisi de revenir au 90 km/h, au moins sur une partie de leur réseau. Une décision locale, progressive, et loin d’être anodine pour des millions d’automobilistes.
Mise en place en 2018, la limitation à 80 km/h visait un objectif clair : réduire la mortalité routière. Si les premiers chiffres nationaux ont montré une légère baisse des accidents mortels, la mesure a rapidement suscité incompréhension et frustration, notamment en zone rurale.
Dans de nombreux départements, les élus ont constaté que les temps de trajet augmentaient, sans amélioration significative de la sécurité locale. Résultat : dès 2019, l’État autorise les collectivités à reprendre la main.
Chaque conseil départemental peut désormais décider route par route, en fonction :
de la largeur de la chaussée,
de la visibilité,
du trafic réel,
de l’historique des accidents.
C’est ce cadre plus souple qui explique la progression constante du retour au 90 km/h.
Dernier exemple en date : l’Eure, qui officialise en 2026 le relèvement de la vitesse sur plusieurs axes structurants. Pour les élus, l’objectif est double : fluidifier les déplacements quotidiens et adapter la réglementation aux réalités locales.
Un habitant témoigne :
« Sur certaines routes larges et dégagées, rouler à 80 n’avait aucun sens. Le 90 permet une conduite plus naturelle, sans inciter à des dépassements dangereux. »
Tous les départements n’ont pas fait le même choix :
Certains ont rétabli le 90 km/h sur l’ensemble du réseau concerné.
D’autres l’ont appliqué uniquement sur des portions jugées sûres, laissant le 80 km/h ailleurs.
Dans les deux cas, la signalisation fait foi : sans panneau 90, la limitation reste à 80.
Les départements favorables au 90 km/h avancent plusieurs arguments :
pas d’augmentation notable des accidents,
une conduite plus fluide,
moins de comportements d’agacement ou de freinages brusques.
Ils rappellent aussi que la vitesse n’est qu’un facteur parmi d’autres : alcool, fatigue, téléphone et état des routes restent déterminants.
Revenir au 90 km/h ne signifie pas rouler plus vite partout ni moins prudemment. Les limitations s’adaptent, mais la responsabilité du conducteur reste centrale, notamment sur les routes sinueuses ou fréquentées par des engins agricoles.
Regardez la signalisation locale. Sans panneau indiquant 90, la vitesse maximale reste 80 km/h.
Non. En cas de pluie, la limitation redescend généralement à 80 km/h, même sur une route autorisée à 90 par temps sec.
Rien n’est automatique. Chaque territoire décide selon ses propres critères, et certains maintiennent le 80 km/h par choix politique ou sécuritaire.
Si vous circulez régulièrement sur des routes départementales en zone rurale, il est fort probable que certaines portions soient déjà repassées à 90 km/h, ou le seront prochainement. La France avance désormais à deux vitesses, au sens propre comme au figuré.
Le plus sûr reste de rester attentif aux panneaux… et d’adapter sa conduite, quelle que soit la limitation affichée.
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