C’est une déception majeure pour des milliers de familles concernées par la dépendance. La réforme très attendue sur la fiscalité des frais d’hébergement en Ehpad n’a finalement pas été retenue dans le budget 2026. Résultat : le crédit d’impôt espéré n’entrera pas en vigueur cette année, malgré un large soutien parlementaire.
Depuis plusieurs années, les dépenses liées à l’hébergement en Ehpad ouvrent droit à une réduction d’impôt, mais pas à un crédit d’impôt. Une nuance technique… aux conséquences très concrètes.
Aujourd’hui, le dispositif en vigueur prévoit :
une réduction d’impôt de 25 % des frais d’hébergement,
dans la limite de 10 000 € de dépenses par an et par personne,
soit une réduction maximale de 2 500 € par résident.
Le problème est simple :
👉 seuls les foyers imposables peuvent en bénéficier.
Si l’impôt dû est nul ou trop faible, la réduction est perdue.
La réforme discutée visait à transformer cette réduction en crédit d’impôt, ce qui aurait permis :
aux ménages modestes et non imposables,
aux retraités aux revenus limités,
aux familles déjà très fragilisées financièrement,
de recevoir un remboursement, même sans payer d’impôt.
Sur le papier, la mesure semblait faire consensus. Elle avait même été adoptée en première lecture du budget 2026 par les parlementaires. Pourtant, comme les années précédentes, elle n’a pas survécu à l’arbitrage final du gouvernement.
La raison invoquée est toujours la même : le coût budgétaire.
Transformer la réduction en crédit d’impôt aurait élargi le nombre de bénéficiaires, et donc :
augmenté significativement la dépense publique,
ouvert le droit à un remboursement à des foyers jusque-là exclus.
Déjà en 2023, la réforme avait été écartée lors de l’adoption du budget via le 49.3, malgré un vote favorable du Parlement. En 2026, le scénario se répète presque à l’identique.
Selon le gouvernement, les personnes non imposables disposent déjà :
d’aides sociales spécifiques,
de dispositifs ciblés sur les revenus modestes,
de prestations jugées plus adaptées que le levier fiscal.
Un argument qui continue de faire débat.
Derrière cette décision budgétaire, la réalité est brutale pour de nombreux foyers. Le coût moyen d’un Ehpad dépasse souvent 2 000 € par mois, parfois bien plus selon les régions.
Dans les faits :
les familles modestes ne bénéficient pas de la réduction d’impôt,
les classes moyennes restent lourdement mises à contribution,
la dépendance devient un facteur majeur de précarisation.
Plusieurs parlementaires dénoncent une injustice fiscale persistante, car deux familles supportant la même dépense peuvent être traitées très différemment selon leur niveau d’imposition.
Christine Pirès-Beaune, députée à l’origine de la réforme, dénonçait déjà un blocage « purement financier », malgré un accueil initialement favorable de Bercy lors de précédentes discussions.
Face à cette suppression, voici les points essentiels à connaître pour les familles concernées :
☐ La réduction d’impôt Ehpad reste en vigueur en 2026
☐ Le plafond demeure fixé à 2 500 € par personne hébergée
☐ Aucun remboursement n’est possible si vous n’êtes pas imposable
☐ La transformation en crédit d’impôt est repoussée sine die
☐ Les aides sociales restent la seule alternative pour les ménages modestes
Il est également recommandé de :
vérifier l’éligibilité à l’APA,
se renseigner sur les aides départementales,
étudier les possibilités de déduction ou de soutien familial.
En 2026, la fiscalité des frais d’hébergement en Ehpad reste inchangée, au grand regret des familles les plus fragiles. La suppression du crédit d’impôt dans le budget confirme une tendance lourde : la dépendance reste largement à la charge des particuliers. Pour les proches aidants comme pour les résidents, l’enjeu financier demeure central… et la réforme, encore une fois, devra attendre.
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