La pension de réversion reste un sujet complexe, notamment lorsqu’une personne a été mariée plusieurs fois. Une lectrice s’interroge : pourquoi perçoit-elle la réversion de son premier mari, mais pas celle du second ? La réponse dépend essentiellement des règles propres à chaque régime de retraite et des conditions de ressources applicables en 2026. Voici un point complet pour mieux comprendre vos droits.
Si votre époux défunt relevait du régime général des salariés du privé, il cotisait à l’Assurance retraite. Pour bénéficier de la pension de réversion, plusieurs conditions doivent être réunies :
i. Être ou avoir été marié
Seul le mariage ouvre droit à la réversion. Le Pacs et le concubinage ne permettent pas d’y prétendre.
ii. Avoir au moins 55 ans
L’âge minimum pour faire la demande est fixé à 55 ans.
iii. Respecter les plafonds de ressources
La pension de réversion du régime général est soumise à des conditions de ressources. En 2026, les plafonds annuels sont :
25 001 € brut par an pour une personne seule
40 002 € brut par an pour un couple
Ces montants correspondent à 2 080 fois le Smic horaire, majoré de 60 % pour un couple. Les revenus pris en compte incluent les salaires, pensions personnelles, revenus fonciers, etc. Certaines ressources sont exclues (comme les pensions d’invalidité de veuf/veuve).
La pension de réversion représente 54 % de la retraite de base que percevait ou aurait perçue le défunt.
👉 Il est donc possible que la perception d’une première pension de réversion fasse dépasser le plafond autorisé et bloque l’attribution d’une seconde.
Si vos deux anciens maris relevaient du régime général, vous pouvez, en théorie, bénéficier d’une pension de réversion pour chacun d’eux.
Chaque droit est étudié séparément. Toutefois, le cumul des ressources (y compris la première réversion) peut empêcher l’attribution de la seconde si le plafond est dépassé.
Un ex-époux divorcé peut percevoir la pension de réversion, même s’il est remarié. En présence de plusieurs ex-conjoints, la pension est partagée au prorata de la durée de chaque mariage.
Les règles diffèrent selon le régime de retraite du défunt. Certains maintiennent la réversion en cas de remariage, d’autres non.
i. Salariés du privé (CNAV)
Retraite de base : oui
Retraite complémentaire Agirc-Arrco : non
ii. Artisans
Base : oui
Complémentaire : oui
iii. Commerçants
Base : oui
Complémentaire : oui
iv. Exploitants agricoles (MSA)
Base : oui
Complémentaire : non
v. Fonctionnaires d’État
Base : non
Complémentaire : non
vi. Fonction publique territoriale
Base : non
Complémentaire : non
vii. Professions libérales (CNAVPL)
Base : oui
Complémentaire : variable selon la caisse (par exemple, maintien chez les pharmaciens, pas chez les avocats)
👉 Si votre second mari relevait d’un régime qui exclut la réversion en cas de remariage (comme la fonction publique), cela peut expliquer l’absence de droit.
Plusieurs explications sont possibles :
Vos ressources actuelles dépassent le plafond autorisé après prise en compte de la première réversion.
Le second époux dépendait d’un régime qui supprime les droits en cas de remariage.
Les règles diffèrent entre retraite de base et retraite complémentaire.
Chaque situation étant particulière, il est essentiel de vérifier le régime de retraite exact de chacun des défunts et de faire analyser vos ressources actuelles.
La pension de réversion peut être versée pour plusieurs ex-époux, mais elle reste soumise à des conditions strictes de ressources et aux règles propres à chaque régime. En cas de doute, une simulation auprès de l’Assurance retraite ou de la caisse concernée permet de connaître précisément vos droits et d’éviter toute mauvaise surprise.
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