Après plus de quarante ans de carrière à l’hôpital, Christian, ancien infirmier de l’Assistance Publique–Hôpitaux de Paris (AP-HP), profite aujourd’hui de sa retraite. Parti à 59 ans grâce à son statut en catégorie active, il accepte de dévoiler le montant de sa pension et l’impact financier de ce départ anticipé.
La carrière de Christian dans le secteur hospitalier remonte à la fin des années 1970. Tout a commencé par un job d’été en 1977 dans les cuisines de l’hôpital où travaillait sa mère.
Dès 1978, il intègre officiellement l’Assistance Publique–Hôpitaux de Paris. Il commence comme plongeur dans les cuisines avant de devenir agent de service en salle.
Motivé par le secteur médical, Christian décide de progresser dans la filière hospitalière. Après une remise à niveau et la réussite d’un concours, il intègre une école d’infirmiers.
Pendant trois ans d’études, il conserve son statut d’agent de la fonction publique et sa rémunération d’aide-soignant. Diplômé en 1989, il exercera ensuite pendant de nombreuses années comme infirmier, principalement dans un service de pneumologie.
Au total, Christian aura passé près de 41 ans dans le milieu hospitalier, de 1978 à 2019.
En 2011, une réforme du statut des infirmiers hospitaliers modifie profondément les conditions de carrière. Les professionnels déjà en poste doivent choisir entre deux options :
passer en catégorie A (sédentaire), avec un salaire plus élevé mais un départ à la retraite plus tardif ;
rester en catégorie B (active), permettant de partir plus tôt mais avec une évolution salariale plus limitée.
Christian choisit de rester en catégorie active.
Selon lui, la pénibilité du métier n’a pas disparu avec la réforme. Il préfère donc conserver la possibilité d’un départ anticipé.
Grâce à ce statut, Christian peut partir à la retraite à 59 ans. Son dernier traitement indiciaire s’élevait à environ 2 700 € brut par mois.
À cette rémunération s’ajoutaient différentes primes, notamment la prime Veil, destinée aux infirmiers exposés à certains produits médicaux.
Au total :
environ 500 € de primes mensuelles
un salaire net d’environ 2 500 € par mois
Comme pour l’ensemble des fonctionnaires, la pension est calculée sur la base du traitement indiciaire des six derniers mois. Elle correspond généralement à 75 % du salaire indiciaire, hors primes.
Aujourd’hui, Christian perçoit :
2 000 € brut de retraite principale
30 € par mois de retraite additionnelle (RAFP)
Cette retraite additionnelle n’a été versée qu’à partir de 2022.
Au total, l’ancien infirmier estime avoir perdu environ 650 € par mois, soit près de 25 % de son revenu d’activité.
Cette baisse reste toutefois supportable pour lui, notamment parce que son foyer dispose d’un second salaire.
Grâce à son épargne temps, Christian a pu quitter son poste six mois avant la date officielle, tout en continuant à percevoir son salaire complet.
Pendant la crise du Covid-19, il a même repris temporairement du service pendant un an et demi, à raison de deux à trois jours par semaine.
Mais cette expérience l’a conforté dans sa décision de prendre sa retraite.
« Physiquement et psychologiquement, je n’aurais pas pu continuer », explique-t-il.
La retraite marque pour lui la fin d’une longue carrière hospitalière commencée plus de quatre décennies auparavant.
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