L’épargne des Français pourrait bientôt jouer un rôle inattendu dans le financement du nucléaire. Lors d’un Conseil de politique nucléaire organisé à Penly, Emmanuel Macron a confirmé que l’État compte mobiliser le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, alimenté en grande partie par le Livret A, pour soutenir le programme de nouveaux réacteurs EPR2. Une décision qui soulève de nombreuses questions chez les épargnants.
L’État ne va pas puiser directement dans les comptes des épargnants. En réalité, une partie de l’argent placé sur les livrets réglementés, notamment le Livret A, est centralisée par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).
Actuellement, environ 59,5 % de l’épargne des Livrets A et LDDS est regroupée dans un fonds d’épargne géré par cet organisme public. Ce fonds représente près de 400 milliards d’euros.
Traditionnellement, cet argent sert à financer :
le logement social
la politique de la ville
des investissements publics à long terme
Dans le cadre de la relance du nucléaire, l’État prévoit de financer 60 % du programme EPR2 via un prêt bonifié provenant de ce fonds d’épargne.
Le projet concerne la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires répartis sur trois sites :
Penly (Seine-Maritime)
Gravelines (Nord)
Bugey (Ain)
Le coût estimé du programme atteint 72,8 milliards d’euros.
Pour les épargnants, le mécanisme fonctionne en arrière-plan. Les dépôts restent sur les comptes bancaires et continuent de bénéficier des mêmes règles.
Cela signifie que :
votre argent reste disponible à tout moment
le plafond du Livret A ne change pas
les conditions de fonctionnement restent identiques
L’épargne sert simplement de base de financement pour des prêts publics à long terme.
À ce stade, aucune modification du rendement du Livret A n’a été annoncée à cause de ce projet.
Cependant, le taux du Livret A a déjà été abaissé à 1,5 % depuis le 1er février, ce qui alimente le débat sur l’attractivité de ce placement très populaire.
Les projets nucléaires nécessitent des financements très longs, parfois sur plusieurs décennies. Le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts est justement conçu pour ce type d’investissements.
Cette solution permet donc à l’État de sécuriser des ressources financières stables pour soutenir la relance du nucléaire.
Selon Emmanuel Macron, le nucléaire reste un pilier de la stratégie énergétique française.
Le président a notamment déclaré que la France ne pourra pas « gagner la bataille du climat, de la compétitivité et de la souveraineté sans le nucléaire ».
L’objectif est désormais de prendre la décision finale d’investissement avant fin 2026, avec une première mise en service prévue vers 2038.
Au-delà du débat énergétique, cette décision montre surtout comment l’épargne populaire peut être mobilisée pour financer de grands projets industriels jugés stratégiques pour le pays.
Au fond de nombreuses armoires dorment encore de magnifiques draps brodés hérités d’un trousseau familial.…
Après plus de quarante ans de carrière à l’hôpital, Christian, ancien infirmier de l’Assistance Publique–Hôpitaux…
Les meubles en bois apportent chaleur et authenticité à une maison, mais avec le temps…