Chaque année, avec le retour des beaux jours, une habitude persiste dans de nombreux jardins : brûler ses déchets verts. Ce geste, souvent perçu comme pratique et sans conséquence, est pourtant interdit par la loi en France. Au-delà du risque d’amende, cette pratique a un impact direct sur la qualité de l’air et la santé publique.
Le brûlage à l’air libre des déchets verts est strictement interdit sur tout le territoire français. Cette réglementation s’applique à tous, que l’on habite en ville ou à la campagne.
Les déchets concernés incluent :
Même l’usage d’un incinérateur de jardin ne constitue pas une exception.
Cette interdiction repose sur le Code de l’environnement et la loi AGEC (2020), qui encadrent la gestion des biodéchets. Malgré cela, une part importante des foyers continue de brûler ses déchets, souvent par méconnaissance.
Brûler ses déchets verts expose à une contravention de 4ᵉ classe :
Les vendeurs ou utilisateurs d’incinérateurs pour cet usage peuvent également être sanctionnés.
Les feux de jardin émettent des substances polluantes :
Ces fumées nuisent à la qualité de l’air, dérangent le voisinage et aggravent certaines maladies respiratoires.
Dans certains cas précis (absence de déchetterie, risques sanitaires, espèces invasives), une autorisation peut être accordée. Celle-ci doit obligatoirement faire l’objet d’un arrêté municipal ou préfectoral.
Pour gérer ses déchets verts légalement, plusieurs options existent :
Certaines collectivités proposent même la location de broyeurs pour faciliter ces pratiques.
Adopter des solutions alternatives au brûlage permet non seulement d’éviter une amende, mais aussi de préserver la qualité de l’air et de valoriser ses déchets au jardin. Un geste simple qui profite à la fois à votre environnement et à votre portefeuille.
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