Une addition de seulement 44 € aurait pu être classée parmi les petites pertes de la saison touristique. Mais à Civitanova Marche, sur la côte adriatique italienne, une restauratrice a décidé de ne pas laisser passer l’affaire.
Deux touristes françaises avaient commandé deux pizzas et quatre spritz avant de quitter l’établissement sans régler, selon le récit rapporté. Michela Malantini, propriétaire du restaurant de plage I Due Re, a alors utilisé les images de vidéosurveillance et les réseaux sociaux pour tenter de les retrouver. Quelques heures plus tard, elle se présentait à leur hébergement avec l’addition.
L’incident se déroule en pleine saison estivale.
Les deux clientes, présentées comme âgées d’une trentaine d’années, prennent place dans le restaurant-discothèque situé en bord de mer. Leur commande atteint 44 €.
Lorsqu’elles quittent les lieux, l’addition reste impayée.
Pour Michela Malantini, 52 ans, le montant n’est pas le véritable problème. La restauratrice explique surtout vouloir défendre le travail de son équipe et éviter que ce comportement devienne considéré comme acceptable.
La patronne commence par consulter les images de vidéosurveillance de son établissement.
Elle affirme pouvoir identifier clairement les deux femmes. Elle décide alors de publier leur photo sur Facebook en demandant aux habitants s’ils savent où elles séjournent.
La démarche provoque rapidement de nombreuses réactions.
Selon le récit relayé par plusieurs médias, des internautes fournissent des informations permettant finalement à la restauratrice de retrouver l’hébergement des deux touristes.
Michela Malantini ne se contente pas d’attendre leur retour.
Munie de l’addition, elle se rend le matin à l’endroit où logent les deux clientes. La propriétaire de l’hébergement la laisse entrer et les touristes sont encore endormies.
La restauratrice les réveille puis leur montre les images enregistrées la veille.
Les deux femmes ne contestent finalement pas la somme réclamée et règlent les 44 € sur place.
Pour un restaurant, une note de 44 € peut sembler modeste prise isolément.
Mais en pleine saison, la répétition des impayés peut peser sur le chiffre d’affaires d’un commerce qui doit déjà assumer salaires, matières premières, énergie et autres dépenses d’exploitation.
Michela Malantini explique d’ailleurs que ce type d’incident n’est pas totalement exceptionnel pendant les périodes touristiques.
La restauratrice affirme que sa réaction était avant tout motivée par le principe.
Elle considère que derrière une pizza, un cocktail ou un service en terrasse se trouvent des salariés, des charges et un travail qui doit être rémunéré.
Son intervention spectaculaire a transformé une simple addition en histoire largement commentée sur les réseaux sociaux.
Sans la diffusion de l’appel sur les réseaux, la restauratrice n’aurait peut-être jamais retrouvé les deux voyageuses.
Dans cette affaire, la mobilisation locale a donc transformé une perte de 44 € en paiement récupéré quelques heures plus tard.
L’histoire rappelle surtout à quel point une petite somme peut devenir symbolique lorsqu’elle concerne directement les revenus d’un commerce et le travail de toute une équipe.
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