Transmettre une maison à ses enfants peut entraîner une facture fiscale importante. Pourtant, dans certains cas, une démarche réalisée du vivant du parent permet de réduire fortement les droits à payer au moment de la succession.
C’est ce qu’illustre le cas de Josiane, 75 ans. Quelques années avant son décès, elle a donné la nue-propriété de sa maison à ses deux enfants, tout en conservant l’usufruit. À son décès, ses enfants ont récupéré la pleine propriété du bien sans nouveaux droits de succession à payer sur cette maison.
Ce montage repose sur le démembrement de propriété. Le parent conserve l’usufruit, c’est-à-dire le droit d’habiter le logement ou de le louer et d’en percevoir les revenus.
Les enfants, eux, reçoivent la nue-propriété. Ils deviennent propriétaires “en attente”, mais ne peuvent pas disposer librement du bien tant que l’usufruit existe.
Au décès de l’usufruitier, l’usufruit s’éteint automatiquement. Les enfants récupèrent alors la pleine propriété du logement, sans taxation supplémentaire sur ce bien déjà transmis.
Dans le cas de Josiane, la maison était estimée à 250 000 euros. Comme elle avait 75 ans, la valeur fiscale de la nue-propriété représentait 70 % du bien, soit 175 000 euros.
Répartie entre deux enfants, la donation représentait donc 87 500 euros chacun. Or chaque parent bénéficie d’un abattement de 100 000 euros par enfant, renouvelable tous les 15 ans.
Comme Josiane n’avait pas effectué de donation auparavant, l’abattement couvrait entièrement la valeur transmise. Résultat : aucun droit de donation à payer, puis aucun droit de succession supplémentaire sur cette maison au décès.
Attention toutefois : cette solution ne signifie pas que l’opération est totalement gratuite. Une donation immobilière doit être réalisée devant notaire.
Il faut donc prévoir des émoluments, des taxes et des frais de publicité foncière. Ces frais ne sont pas des droits de succession, mais ils font partie du coût réel de l’opération.
Autre point important : une donation est en principe irrévocable. Le parent doit donc être certain de son choix et mesurer les conséquences sur son patrimoine, son logement et son équilibre familial.
Ce type de transmission doit être préparé avec soin. Il faut faire évaluer le bien de manière réaliste, vérifier les donations déjà réalisées au cours des 15 dernières années et étudier la situation de chaque héritier.
L’administration fiscale peut aussi examiner certains montages, notamment lorsqu’ils sont réalisés trop près du décès ou dans des conditions contestables. L’objectif ne doit pas être de contourner artificiellement l’impôt.
La donation de nue-propriété avec réserve d’usufruit peut donc être très efficace, mais elle dépend du montant du bien, de l’âge du donateur, du nombre d’enfants et de l’historique fiscal familial.
Pour certaines familles, anticiper la transmission d’un bien immobilier permet de protéger la maison familiale et de limiter les frais de succession. Mais il n’existe pas de solution universelle.
Avant toute décision, le passage chez le notaire reste indispensable. C’est lui qui peut vérifier si le démembrement de propriété est adapté, équilibré et conforme aux intérêts de toute la famille.
À l’approche de la retraite, Maria s’inquiète : plusieurs de ses anciennes fiches de paie…
Quand la santé ne permet plus de travailler normalement, la question de la retraite devient…
Sur la route, quelques kilomètres/heure peuvent suffire à déclencher une inquiétude. Beaucoup d’automobilistes se demandent…