En septembre, les petites coupes réalisées sur un laurier-rose peuvent avoir une seconde vie. Plutôt que de jeter les rameaux sains, il est possible de les utiliser pour produire de nouveaux plants sans acheter un seul arbuste.
La méthode reste accessible, mais elle demande de choisir la bonne tige et de garder une humidité régulière sans excès. Il faut aussi prendre une précaution essentielle : le laurier-rose est toxique dans toutes ses parties, donc les manipulations doivent se faire avec des gants.
Préparez :
Sélectionnez une tige encore souple mais déjà légèrement lignifiée.
Elle doit être saine, sans fleurs ni signes de dessèchement. Une longueur d’environ 10 à 15 cm convient bien, même si des tronçons un peu plus longs peuvent aussi fonctionner.
Avec le sécateur désinfecté, réalisez une coupe nette juste sous un nœud.
C’est autour de cette zone que les racines ont le plus de chances d’apparaître.
Retirez ensuite les feuilles de la moitié inférieure et ne gardez que quelques feuilles au sommet.
Placez la base de la tige dans un verre ou un bocal.
Il suffit que quelques centimètres de la tige soient immergés. Installez ensuite le récipient dans un endroit lumineux, mais sans soleil direct.
Changez l’eau régulièrement pour éviter qu’elle ne se trouble ou ne développe de mauvaises odeurs.
Préparez un mélange léger de terreau de bouturage et de sable.
Enfoncez la base de la tige de quelques centimètres, tassez légèrement puis arrosez pour humidifier sans détremper.
Vous pouvez ensuite couvrir le pot avec un sac plastique transparent ou une bouteille coupée pour maintenir une atmosphère humide.
Le substrat doit rester légèrement humide, mais jamais saturé d’eau.
Un excès d’humidité peut faire pourrir la base de la bouture.
Si vous utilisez une mini-serre improvisée, aérez-la régulièrement pour limiter la condensation excessive.
Une bouture réalisée en septembre aura peu de temps pour s’installer avant les premières gelées.
Gardez donc les jeunes plants en pot pendant l’hiver, dans un endroit lumineux et protégé du gel. L’article source recommande un local frais, autour de 10 à 15 °C, lorsque les températures deviennent trop basses.
La plantation en pleine terre pourra attendre le printemps suivant, une fois le risque de gel écarté.
Le laurier-rose ne doit jamais être manipulé comme une plante ordinaire.
Sa sève et ses différentes parties sont toxiques. Portez des gants, lavez les outils après usage et gardez les boutures hors de portée des enfants et des animaux.
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