Septembre n’est pas seulement le mois où l’on commence à ranger le mobilier de jardin. C’est aussi une excellente période pour préparer les massifs qui fleuriront plusieurs mois plus tard.
Le sol conserve encore une partie de la chaleur estivale, tandis que les pluies et les températures plus douces facilitent l’enracinement. La RHS recommande justement de planter de nombreuses vivaces entre la fin septembre et octobre, tant que le sol n’est ni gelé ni détrempé.
Une plantation automnale donne aux racines plusieurs semaines pour commencer à s’installer avant l’hiver.
Au printemps suivant, les plantes sont donc déjà en place lorsque la croissance reprend. La RHS souligne aussi que planter à l’automne peut réduire le stress lié aux épisodes de chaleur et de sécheresse qui arrivent rapidement après une plantation printanière.
L’essentiel reste toutefois de choisir des plantes adaptées à votre exposition et à votre sol.
La primevère est l’une des premières vivaces à apporter de la couleur à la sortie de l’hiver.
Elle convient particulièrement bien aux bordures, massifs et jardinières, dans une situation fraîche et plutôt mi-ombragée.
Selon le climat et la variété, certaines commencent à fleurir très tôt.
La benoîte, ou Geum, produit des touffes souples surmontées de fleurs colorées.
Elle apprécie généralement le soleil ou la mi-ombre et une terre correctement drainée.
Sa floraison printanière apporte de la hauteur sans devenir encombrante.
La pulmonaire est particulièrement intéressante pour les zones moins lumineuses.
Son feuillage souvent tacheté reste décoratif, tandis que ses fleurs apparaissent tôt au printemps.
Elle trouve facilement sa place au pied d’arbustes ou dans un massif de mi-ombre.
L’épimédium est un couvre-sol utile dans les coins ombragés.
Son feuillage forme progressivement un tapis qui limite les zones de terre nue, tandis que de petites fleurs légères apparaissent au printemps.
C’est un choix intéressant sous des arbres ou près d’une haie.
Malgré son nom peu engageant, Helleborus foetidus possède un réel intérêt décoratif.
Son feuillage persistant structure le jardin en hiver et sa floraison peut débuter très tôt, parfois dès janvier selon les conditions.
Elle apprécie surtout les situations de mi-ombre.
La pulsatille est adaptée aux endroits ensoleillés et particulièrement bien drainés.
Elle convient aux rocailles et aux terrains qui ne restent pas humides l’hiver.
Ses grandes fleurs printanières sont suivies de fruits plumeux décoratifs.
La RHS recommande également de maintenir les nouvelles plantations suffisamment humides pendant leur première année, même pour les espèces réputées résistantes à la sécheresse.
Septembre est donc une vraie période de plantation, et pas seulement de nettoyage du jardin.
Primevère, benoîte, pulmonaire, épimédium, hellébore fétide et pulsatille permettent d’échelonner les floraisons de la fin de l’hiver au printemps.
Le secret n’est pas de planter au hasard, mais d’associer chaque vivace à la bonne exposition et à un sol adapté.
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