Après une longue carrière passée dans les airs, Laurence a quitté son métier d’hôtesse de l’air pour prendre sa retraite. Née en décembre 1960, elle a cessé son activité en 2023, à l’âge de 62 ans, après avoir travaillé pendant près de quatre décennies, dont 32 ans chez Air France.
Son cas se distingue par un niveau de pension particulièrement proche de son ancien salaire. Grâce à une carrière complète et à un régime propre au personnel navigant, sa baisse de revenus reste limitée.
Laurence rêvait depuis l’enfance de devenir hôtesse de l’air, inspirée par sa sœur aînée. Elle a ensuite multiplié les destinations avant de prendre définitivement sa retraite en 2023.
Son départ est intervenu juste avant la réforme relevant l’âge légal. Comme elle avait validé l’ensemble de ses trimestres, elle a pu bénéficier d’une retraite à taux plein.
Aujourd’hui, Laurence perçoit 2 700 euros nets par mois. Son dernier salaire atteignait 3 084 euros nets, ce qui représente une diminution d’environ 350 euros mensuels.
La pension de Laurence correspond à un taux de remplacement de 87,5 % par rapport à son dernier revenu d’activité. Ce niveau est supérieur au taux moyen de 74 % cité dans l’article à partir d’une étude de l’OCDE.
Cette différence lui permet de conserver un pouvoir d’achat relativement proche de celui dont elle disposait avant son départ. Elle bénéficie ainsi d’une transition financière plus douce que de nombreux autres retraités.
La retraite mensuelle de Laurence repose sur deux versements distincts. La première partie provient de la CNAV, la Caisse nationale d’assurance vieillesse.
Elle reçoit à ce titre 1 200 euros nets par mois. La seconde partie, plus importante, est versée par la CRPN, la Caisse de retraite du personnel navigant.
La CRPN verse à Laurence 1 500 euros nets mensuels. Ce régime spécifique couvre les professionnels navigants, parmi lesquels les pilotes, les stewards, les chefs de cabine et les hôtesses de l’air.
Selon Laurence, tous les personnels navigants cotisent à cette caisse, qu’ils exercent dans une entreprise privée ou publique. Cette pension spécifique joue donc un rôle essentiel dans le niveau de revenus qu’elle conserve à la retraite.
Elle a également reçu en 2023 un versement unique de 1 900 euros de l’Agirc-Arrco. Cette somme correspondait aux cotisations accumulées pendant ses premiers emplois étudiants, avant le début de sa carrière dans l’aviation.
En fin de carrière, son salaire brut atteignait 3 954 euros. Ses revenus nets variaient toutefois généralement entre 2 900 et 3 200 euros par mois, en raison des primes et indemnités liées au métier.
Les primes de vol dépendaient notamment du nombre d’heures travaillées et de la nature des trajets, qu’il s’agisse de courts, moyens ou longs courriers. Les vols de nuit donnaient lieu à des primes majorées.
Les escales permettaient également de percevoir des indemnités locales. Celles-ci comprenaient la prise en charge des nuits à l’étranger ainsi que des sommes ajoutées directement à la fiche de paie.
Laurence estime avoir été chanceuse. Grâce à une carrière longue et à un régime adapté aux contraintes du personnel navigant, elle conserve une pension proche de son salaire de fin de carrière.
Son parcours ne permet toutefois pas de généraliser le montant de la retraite à toutes les hôtesses de l’air. Chaque pension dépend notamment de la durée de cotisation, des revenus perçus et des droits accumulés auprès des différents régimes.
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