Du petit village rural à la grande métropole, le revenu d’un maire varie fortement en France. Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’un salaire mais d’une indemnité strictement encadrée par la loi.
Barèmes nationaux, majorations locales et réformes récentes expliquent pourquoi votre maire gagne peut-être plus… ou moins que vous ne l’imaginez.
En France, les fonctions électives locales sont officiellement gratuites. C’est l’article L2123-17 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) qui le rappelle clairement.
Pour compenser le temps, les responsabilités et les contraintes liées au mandat, les maires perçoivent donc une indemnité de fonction.
Cette indemnité :
– est plafonnée par la loi,
– dépend directement de la taille de la commune,
– est calculée en pourcentage de l’indice brut terminal de la fonction publique,
– doit être votée par le conseil municipal.
Depuis 2016, sauf refus explicite du maire, l’indemnité est automatiquement fixée au maximum légal, sans débat. Cela garantit une égalité de traitement entre communes d’une même strate démographique, tout en laissant une marge budgétaire aux collectivités.
Les montants évoluent régulièrement avec la revalorisation de l’indice de la fonction publique. En 2026, voici les ordres de grandeur bruts mensuels auxquels peuvent prétendre les maires, hors majorations :
Moins de 500 habitants : environ 1 050 €
500 à 999 habitants : autour de 1 250 €
1 000 à 3 499 habitants : entre 1 650 € et 2 100 €
3 500 à 9 999 habitants : environ 2 600 €
10 000 à 19 999 habitants : autour de 3 400 €
20 000 à 49 999 habitants : près de 4 200 €
50 000 à 99 999 habitants : environ 5 000 €
Plus de 100 000 habitants : jusqu’à 5 960 €
👉 À la question fréquente : combien gagne un maire d’une ville de 10 000 habitants ?
La réponse se situe généralement entre 3 300 et 3 500 € bruts par mois, avant toute majoration.
Ces montants restent des plafonds légaux. Une commune en difficulté financière peut décider de verser moins.
Le barème national peut être revu à la hausse grâce à plusieurs majorations légales, pouvant aller jusqu’à +50 % dans certains cas.
Les principales situations concernées :
commune chef-lieu (département ou canton),
commune classée station de tourisme,
commune bénéficiaire de la Dotation de solidarité urbaine (DSU).
Lyon : l’indemnité de base avoisine 5 000 €, mais avec double majoration, elle dépasse 7 500 € bruts mensuels.
Ville moyenne chef-lieu : un plafond théorique à 3 700 € peut atteindre plus de 4 000 € après majorations.
À noter : ces hausses ne sont ni automatiques ni cumulables sans limite. Elles doivent respecter le cadre légal et la capacité budgétaire locale.
La loi Engagement et Proximité de 2019 a profondément changé la donne pour les petites communes. Avant cette réforme, un maire de moins de 500 habitants touchait parfois moins de 700 €. Aujourd’hui, l’écart s’est réduit, même si les différences restent importantes.
Autres points clés :
les communes de moins de 1 000 habitants bénéficient d’une Dotation particulière élu local (DPEL) pour aider à financer les indemnités,
le cumul de mandats est autorisé, mais plafonné.
Depuis 2024, le plafond global est fixé à 8 897,93 € bruts mensuels. Toute somme dépassant ce seuil est automatiquement écrêtée et reversée à la collectivité concernée.
Les trois plus grandes villes françaises disposent d’un statut particulier.
Spécificités notables :
maires d’arrondissement rémunérés séparément,
indemnités plus élevées pour certains adjoints,
distinction entre conseillers municipaux et conseillers de Paris.
À Paris, par exemple :
un adjoint au maire ou maire d’arrondissement conseiller de Paris peut percevoir plus de 5 200 €,
un conseiller sans fonction exécutive touche environ 3 700 €.
Ailleurs en France, un simple conseiller municipal sans délégation plafonne souvent à moins de 250 €.
L’indemnité est imposable et soumise aux cotisations sociales.
Un maire peut renoncer volontairement à tout ou partie de son indemnité.
Le temps de travail réel dépasse souvent largement un temps plein, surtout dans les petites communes.
La hausse des indemnités vise aussi à favoriser les vocations, notamment chez les actifs.
✅ Le montant dépend avant tout du nombre d’habitants
✅ Les chiffres annoncés sont des plafonds, pas des montants garantis
✅ Des majorations locales peuvent fortement changer la donne
✅ Le cumul est possible, mais strictement plafonné
✅ Les règles sont nationales, mais l’impact budgétaire est local
Le salaire d’un maire en France reflète moins un privilège qu’un équilibre entre responsabilité, engagement et contraintes budgétaires. Si les écarts restent marqués entre villages et métropoles, les réformes récentes ont réduit les situations les plus injustes. Une chose est sûre : derrière les chiffres, la réalité du mandat reste souvent plus exigeante qu’il n’y paraît.
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