Les heures creuses ont longtemps été présentées comme un bon plan pour réduire sa facture d’électricité. Mais avec la hausse des prix, les nouveaux usages et les changements tarifaires, la question se pose sérieusement en 2026. Alors, faut-il encore y croire ou changer de stratégie ?
Le principe des heures creuses reste simple : l’électricité est moins chère pendant certaines plages horaires, généralement 8 heures par jour, souvent la nuit ou en milieu de journée. En contrepartie, le prix du kWh est plus élevé en heures pleines.
En 2026, la plupart des fournisseurs proposent encore cette option, mais avec des écarts de prix moins marqués qu’avant. Concrètement :
– Le kWh en heures creuses est environ 15 à 25 % moins cher que le tarif heures pleines.
– L’abonnement est plus cher qu’en option base.
– Les plages horaires varient selon la commune et le compteur Linky.
👉 Le vrai enjeu n’est donc pas l’existence des heures creuses, mais votre capacité à consommer au bon moment.
En 2026, les heures creuses ne sont plus universellement avantageuses. Elles le restent surtout pour certains profils bien précis.
Les heures creuses sont encore intéressantes si vous pouvez décaler au moins 40 % de votre consommation sur ces plages. C’est le cas si vous avez :
Un chauffe-eau électrique programmé la nuit
Une voiture électrique rechargée en heures creuses
Des appareils programmables (lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge)
Une consommation électrique élevée (famille, grande surface)
Dans ces situations, l’économie annuelle peut encore atteindre 80 à 150 €, voire plus avec un véhicule électrique.
À l’inverse, l’option heures creuses devient peu rentable si :
Vous êtes souvent absent la journée
Vous consommez surtout le soir (17h–22h)
Vous vivez seul ou à deux avec peu d’appareils énergivores
Vous ne programmez pas vos équipements
Dans ces cas-là, le surcoût de l’abonnement annule les gains.
C’est ici que la décision se joue vraiment. Plusieurs éléments sont souvent passés sous silence.
Toutes les heures creuses ne se valent pas : certaines sont en pleine nuit, d’autres en journée (utile pour le télétravail).
Avec Linky, il est possible de suivre précisément sa consommation par plage horaire.
Certains fournisseurs alternatifs proposent des tarifs dynamiques parfois plus intéressants que les heures creuses classiques.
Une mauvaise répartition (moins de 30 % en heures creuses) peut vous faire payer plus cher qu’en option base.
Les usages modernes (ordinateurs, TV, box) consomment en continu… souvent en heures pleines.
👉 En clair : sans pilotage actif, les heures creuses perdent leur intérêt.
Avant de conserver ou d’activer cette option en 2026, une vérification s’impose.
✅ Quelle part réelle de ma consommation est en heures creuses ?
✅ Ai-je un chauffe-eau électrique programmable ?
✅ Puis-je décaler mes usages sans contrainte ?
✅ Mon abonnement heures creuses est-il plus cher que l’option base ?
✅ Existe-t-il une offre alternative plus adaptée à mon profil ?
Un simple calcul annuel suffit souvent à trancher. Beaucoup de foyers restent en heures creuses par habitude, alors que ce n’est plus optimal.
En 2026, les heures creuses ne sont plus automatiquement rentables. Elles restent intéressantes pour les foyers capables de déplacer une part importante de leur consommation, mais deviennent un mauvais choix pour les petits consommateurs ou les usages peu flexibles. Le bon réflexe : analyser ses habitudes, comparer, et choisir en fonction de son mode de vie — pas par défaut.
Recharger sa voiture électrique va bientôt coûter plus ou moins cher selon l’heure et la…
Des rosiers éclatants, débordants de fleurs jusqu’à la fin de l’été : ce rêve de…
Peut-on tout perdre lors d’une saisie ? C’est une crainte fréquente chez les personnes confrontées…