Travailler après avoir liquidé sa retraite était devenu une solution pour compléter ses revenus. Pour certains retraités, quelques missions, un temps partiel ou une activité indépendante permettaient d’améliorer le budget sans renoncer à la pension.
Mais à partir du 1er janvier 2027, les règles changent pour les nouveaux retraités. Le cumul emploi-retraite sera davantage encadré avant 67 ans, avec un risque de réduction de pension selon l’âge et le niveau de revenus d’activité.
La réforme s’appliquera aux assurés dont la première pension de retraite de base prendra effet à compter du 1er janvier 2027. Les personnes déjà parties à la retraite avant cette date ne basculent pas automatiquement dans ce nouveau régime.
Cette précision est importante pour les actifs qui préparent leur départ. Ceux qui comptaient liquider leur retraite puis reprendre rapidement un emploi devront refaire leurs calculs.
Le changement concerne notamment les salariés, indépendants, professions libérales et retraités actifs selon les règles propres à leurs régimes.
Avant l’âge légal de départ, la pension sera réduite à hauteur des revenus professionnels ou de remplacement. Autrement dit, chaque euro gagné pourra venir diminuer la pension dans la même proportion.
Ce mécanisme rend le cumul beaucoup moins attractif pour ceux qui partent tôt, par exemple dans certains dispositifs de départ anticipé.
L’objectif affiché est aussi de réorienter les assurés vers d’autres solutions, comme la retraite progressive, qui permet de réduire son activité tout en percevant une partie de sa pension.
Entre l’âge légal et 67 ans, le cumul restera possible, mais il sera plafonné. Le seuil doit être fixé par décret, avec un montant annoncé autour de 7 000 € par an.
Si les revenus d’activité dépassent ce seuil, la pension sera réduite de 50 % du dépassement. Par exemple, avec 9 000 € de revenus professionnels annuels, le dépassement serait de 2 000 €. La réduction de pension serait alors de 1 000 € sur l’année.
Ce système ne supprime donc pas le cumul, mais il limite fortement son intérêt pour les retraités qui souhaitent travailler régulièrement avant 67 ans.
À partir de 67 ans, le cumul emploi-retraite restera intégral. Le retraité pourra percevoir sa pension et ses revenus professionnels sans plafond.
Autre point important : les cotisations versées dans le cadre de cette activité pourront ouvrir de nouveaux droits à retraite. C’est un avantage pour les seniors qui souhaitent rester actifs plus longtemps.
Le cœur du dispositif devient donc plus favorable après l’âge du taux plein automatique.
La Cour des comptes avait pointé en mai 2025 le coût et le manque de cohérence du cumul emploi-retraite. Elle estimait à environ 700 000 le nombre de personnes cumulant une pension avec une activité professionnelle rémunérée.
Le dispositif était critiqué pour certains effets d’aubaine, notamment lorsque des pensions confortables étaient cumulées avec des revenus d’activité élevés.
La réforme vise donc à recentrer le cumul sur les retraités modestes et sur les personnes qui continuent à travailler après 67 ans.
Avant de demander sa retraite, il faudra comparer plusieurs scénarios. Partir plus tôt puis retravailler ne sera pas toujours plus avantageux.
Il faudra vérifier le montant de la pension, les revenus espérés, l’âge de départ, le plafond applicable et les droits éventuels à une seconde pension.
Pour les futurs retraités qui veulent préserver leur pouvoir d’achat, le bon réflexe sera de faire une simulation avec l’Assurance retraite ou Info Retraite avant toute décision définitive.
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