Après 70 ans, certaines dépenses pèsent plus lourd dans le budget. Santé, aide à domicile, logement, adaptation de la salle de bain, frais d’Ehpad ou baisse des revenus : les retraités peuvent être confrontés à des charges difficiles à absorber.
Pour préserver le pouvoir d’achat et faciliter le maintien à domicile, plusieurs aides existent. Elles ne s’adressent pas toutes aux mêmes profils : certaines dépendent des ressources, d’autres du niveau de perte d’autonomie ou du lieu de résidence.
Voici les principales aides financières à vérifier quand on a plus de 70 ans, ou lorsqu’on accompagne un proche âgé.
L’allocation personnalisée d’autonomie, ou APA, aide les personnes âgées à payer les dépenses liées à la perte d’autonomie. Elle peut être utilisée à domicile ou en établissement.
À domicile, elle peut financer une aide à la toilette, l’aide au lever ou au coucher, le portage des repas, la téléassistance ou certains équipements. En Ehpad, elle contribue au paiement du tarif dépendance.
L’APA concerne les personnes âgées d’au moins 60 ans, vivant en France de façon stable et régulière, et classées en GIR 1 à GIR 4. En 2026, le plafond maximal à domicile atteint 2 080,33 € par mois en GIR 1.
L’allocation de solidarité aux personnes âgées, souvent appelée minimum vieillesse, s’adresse aux retraités ayant de faibles ressources.
En 2026, son montant maximal atteint 1 043,59 € par mois pour une personne seule et 1 620,18 € par mois pour un couple. Elle est versée sous conditions de ressources et de résidence.
Cette aide peut être précieuse pour les retraités dont la pension ne suffit pas à couvrir les dépenses du quotidien. Attention toutefois : dans certains cas, les sommes versées au titre de l’ASPA peuvent être récupérées sur la succession.
L’aide sociale à l’hébergement, ou ASH, peut aider à financer les frais d’un Ehpad, d’une résidence autonomie, d’une USLD ou d’un accueil familial.
Elle concerne notamment les personnes de plus de 65 ans, ou plus de 60 ans en cas d’inaptitude au travail, vivant en France de façon stable et régulière. L’établissement doit aussi être habilité à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale.
Cette aide dépend des ressources. Elle peut réduire fortement le reste à charge, mais elle obéit à des règles spécifiques, notamment concernant la participation familiale et la récupération éventuelle sur succession.
Pour rester chez soi plus longtemps, il faut parfois réaliser des travaux : remplacer une baignoire par une douche sécurisée, installer un monte-escalier, poser des barres d’appui ou adapter les accès.
Depuis 2024, MaPrimeAdapt’ permet de financer une partie des travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie. L’aide peut couvrir 50 % ou 70 % du montant des travaux, selon les ressources.
Ce dispositif est particulièrement intéressant pour les propriétaires ou occupants qui veulent sécuriser leur logement et limiter les risques de chute.
Les personnes âgées peuvent aussi avoir droit à une aide au logement, que ce soit à domicile ou en établissement. Il peut s’agir de l’APL, de l’ALS ou de l’ALF selon la situation.
Ces aides permettent de réduire le montant d’un loyer ou d’une redevance en résidence autonomie ou en Ehpad. Elles sont attribuées sous conditions, notamment de ressources et de logement.
La demande se fait généralement auprès de la Caf ou de la MSA, selon le régime auquel la personne est rattachée.
Après 70 ans, les dépenses de santé peuvent augmenter : consultations, médicaments, lunettes, soins dentaires ou hospitalisation.
La Complémentaire santé solidaire, ou C2S, aide les personnes aux ressources modestes à payer la part des dépenses de santé non remboursée par l’Assurance maladie. Elle peut être gratuite ou avec participation financière selon les revenus.
En 2026, les plafonds ont évolué. Pour une personne seule, le plafond annuel est de 10 421 € pour la C2S sans participation financière, et entre 10 421 € et 14 069 € pour la C2S avec participation.
Une personne âgée dont l’état de santé ne permet plus de préparer ses repas peut bénéficier d’une aide financière pour le portage des repas, sous conditions d’âge et de ressources.
Il existe aussi des aides à domicile pour l’entretien du logement, les courses ou certaines tâches du quotidien. Selon la situation, elles peuvent relever du département, de la caisse de retraite ou d’un plan d’aide lié à l’APA.
Le formulaire officiel de demande d’aides à l’autonomie à domicile permet notamment de solliciter l’APA ou l’accompagnement proposé par certaines caisses de retraite.
Les services à la personne peuvent ouvrir droit, sous conditions, à un crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Cela peut concerner l’aide ménagère, l’assistance aux personnes âgées ou certaines prestations réalisées au domicile.
Les personnes vivant en Ehpad ou en établissement de soins de longue durée peuvent aussi bénéficier d’une réduction d’impôt pour les frais liés à la dépendance.
Ces dispositifs ne sont pas des aides versées immédiatement dans tous les cas, mais ils peuvent réduire le coût final pour les ménages imposables ou non imposables selon les règles applicables.
L’allocation simple d’aide sociale aux personnes âgées peut concerner les personnes qui ne perçoivent pas de pension de retraite et dont la demande d’ASPA a été rejetée.
Elle est versée par l’État sous conditions. Elle reste moins connue, mais peut être utile dans certaines situations de grande fragilité financière.
Elle doit être vérifiée auprès des services compétents, car son attribution dépend de la situation précise du demandeur.
La prestation de compensation du handicap, ou PCH, peut financer des aides humaines, techniques, l’aménagement du logement ou du véhicule, des aides spécifiques ou une aide animalière.
Elle ne concerne pas tous les seniors. Elle est surtout pertinente lorsque la situation de handicap répond aux critères prévus, notamment lorsque le handicap est reconnu dans certaines conditions avant l’âge limite applicable. Le portail officiel rappelle qu’il existe des différences importantes entre l’APA et la PCH.
Pour une personne âgée en perte d’autonomie, l’APA reste généralement le dispositif le plus fréquent. Mais en cas de handicap, il peut être utile de comparer les droits avec la MDPH.
Toutes ces aides ne sont pas cumulables automatiquement. Certaines dépendent des revenus, d’autres du niveau de dépendance, du logement, de la caisse de retraite ou du département.
Le premier réflexe consiste à contacter le CCAS de la commune, le conseil départemental, la caisse de retraite, la Caf, la MSA ou la MDPH selon le besoin.
Après 70 ans, il serait dommage de passer à côté d’un soutien financier simplement par manque d’information. Ces dispositifs peuvent aider à préserver le budget, sécuriser le logement, financer la santé et faciliter le maintien à domicile.
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