Tailler sa haie et couper les herbes de son jardin ne suffit pas toujours à respecter la réglementation. Dans les territoires exposés aux feux de forêt, l’obligation légale de débroussaillement peut s’étendre sur au moins 50 mètres autour d’une habitation, même lorsque ce périmètre dépasse les limites de la propriété.
Cette règle concerne désormais 52 départements classés à risque en 2026. Avant d’engager des travaux ou de s’inquiéter d’un courrier de la mairie, il faut toutefois vérifier le zonage et les prescriptions locales.
Le débroussaillement est obligatoire pour certaines constructions situées à l’intérieur ou à moins de 200 mètres d’un massif forestier, d’une lande, d’un maquis ou d’une garrigue classés à risque.
Autour des bâtiments, la profondeur minimale est généralement de 50 mètres. Le maire peut, dans certaines situations, porter cette distance à 100 mètres, tandis que les modalités précises sont fixées par arrêté préfectoral.
Dans les zones urbaines délimitées par un plan local d’urbanisme, l’intégralité de la parcelle peut également devoir être entretenue. La carte officielle accessible depuis Cartes.gouv ou Géorisques permet de vérifier si une adresse est concernée.
Le périmètre est calculé à partir de la construction et non à partir des limites cadastrales. Une partie des travaux peut donc devoir être réalisée sur une parcelle voisine.
Le propriétaire de l’habitation doit alors informer le voisin et demander l’accès à son terrain. Il est recommandé d’envoyer un courrier avec accusé de réception en précisant la nature des interventions envisagées.
Le voisin peut choisir de réaliser lui-même les travaux. S’il refuse l’accès ou ne répond pas dans le mois suivant la notification, la responsabilité du débroussaillement lui est transférée et le maire doit être informé.
Il ne faut donc jamais entrer directement sur une propriété voisine pour couper la végétation sans respecter cette procédure.
Le défaut de débroussaillement peut conduire à une amende de 1 500 €. Après une mise en demeure restée sans effet, les sanctions peuvent atteindre 50 € par mètre carré non traité.
Le maire peut également imposer une astreinte pouvant aller jusqu’à 100 € par jour de retard et faire réaliser les travaux d’office, puis en facturer le coût au propriétaire.
En cas de sinistre, l’assureur peut appliquer une majoration de franchise pouvant atteindre 5 000 €. Cette obligation a donc des conséquences directes sur la protection du logement, le budget consacré aux travaux et l’assurance habitation.
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L’objectif consiste à réduire les matières susceptibles de propager le feu. Il peut être nécessaire de couper les herbes et les broussailles, d’élaguer certaines branches et d’éliminer les résidus végétaux.
Les travaux lourds sont plutôt recommandés en automne ou en hiver. En été, ils peuvent être déconseillés, voire interdits localement, car les machines risquent de produire des étincelles dans une végétation sèche.
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