Passer à 80 %, 60 % ou mi-temps peut améliorer l’équilibre entre travail et vie personnelle, surtout en fin de carrière. Mais beaucoup de salariés hésitent par peur de voir leur future pension fortement diminuer.
La réalité est plus nuancée. Un temps partiel peut avoir peu d’effet sur le nombre de trimestres, tout en réduisant le montant de la retraite de base et complémentaire. Tout dépend du revenu annuel, du nombre d’années concernées et des possibilités de surcotisation.
Pour la retraite de base, les trimestres ne sont pas validés en fonction du nombre d’heures travaillées.
Ils dépendent du revenu soumis à cotisations. Si votre salaire annuel est suffisamment élevé, vous pouvez donc valider jusqu’à 4 trimestres dans l’année même en travaillant à temps partiel.
C’est un point souvent mal compris.
Même si vos 4 trimestres sont validés, votre pension peut quand même diminuer.
La retraite de base tient notamment compte du revenu annuel moyen calculé à partir des meilleures années de carrière. Un salaire à temps partiel peut donc faire baisser cette moyenne s’il entre dans les années retenues.
L’effet sera plus ou moins important selon la durée passée à temps partiel.
Pour les salariés du privé, l’Agirc-Arrco fonctionne avec des points.
Un salaire plus faible entraîne généralement moins de cotisations et donc moins de points acquis pendant les années à temps partiel.
À long terme, cela peut réduire le montant de la pension complémentaire.
Il existe une solution intéressante dans certaines entreprises : cotiser comme si vous travailliez à temps plein.
Sous réserve de l’accord de l’employeur, un salarié à temps partiel peut surcotiser sur une base temps plein. L’Assurance retraite indique que cette possibilité peut permettre d’obtenir une retraite d’un montant comparable à celle acquise en travaillant à temps complet.
Depuis le 1er septembre 2025, la retraite progressive est accessible dès 60 ans sous conditions.
Il faut notamment avoir au moins 150 trimestres et travailler entre 40 % et 80 % d’un temps complet.
Le salarié perçoit alors une partie de sa retraite en complément de son salaire.
Si vous travaillez à 65 %, vous pouvez percevoir environ 35 % de votre retraite provisoire.
Vous continuez parallèlement à cotiser, et votre pension définitive est recalculée lorsque vous cessez totalement votre activité.
Avant d’accepter une baisse du temps de travail, il est utile de comparer plusieurs scénarios.
Un passage à 80 % pendant quelques années n’aura pas le même effet qu’un mi-temps prolongé sur dix ans.
Le plus prudent est donc de vérifier votre relevé de carrière, d’estimer votre future pension et d’étudier la surcotisation ou la retraite progressive avant de signer un avenant.
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