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Retraite progressive 2026 : qui peut réellement lever le pied dès 60 ans ?

Travailler moins tout en commençant à percevoir une partie de sa pension : c’est désormais possible dès 60 ans pour de nombreux actifs. La retraite progressive permet de réduire son activité professionnelle sans basculer immédiatement vers une retraite définitive.

Contrairement à ce que certains titres peuvent laisser penser, il ne s’agit pas d’un retour général de l’âge légal de départ à 60 ans. Depuis le 1er septembre 2025, le dispositif est simplement accessible à partir de cet âge, sous plusieurs conditions. En 2026, il est donc déjà pleinement applicable.

Retraite progressive : ce qui a vraiment changé

Le décret n° 2025-681 a fixé l’âge d’ouverture de la retraite progressive à 60 ans. Il s’applique aux pensions prenant effet depuis le 1er septembre 2025.

La mesure concerne notamment les assurés du régime général, certains régimes spéciaux, les salariés et non-salariés agricoles ainsi que les professions libérales et les avocats. Des dispositions spécifiques existent aussi pour plusieurs catégories de fonctionnaires.

Les 150 trimestres restent indispensables

Avoir 60 ans ne suffit pas.

Pour bénéficier de la retraite progressive, il faut justifier d’au moins 150 trimestres auprès de ses différents régimes de retraite de base. L’Assurance retraite prend notamment en compte les périodes cotisées, certaines périodes assimilées et différentes majorations de durée d’assurance.

Quel temps de travail faut-il conserver ?

Pour un salarié, la durée totale de travail doit généralement représenter entre 40 % et 80 % d’un temps plein.

La fraction de retraite versée correspond à la part d’activité abandonnée. Par exemple, travailler à 65 % permet de percevoir 35 % de la retraite provisoire calculée au moment de la demande.

Dans la fonction publique, les quotités peuvent différer selon le statut ; les règles applicables doivent donc être vérifiées auprès du régime concerné.

L’employeur peut-il refuser ?

Le salarié doit obtenir l’accord de son employeur pour passer à temps partiel.

Mais l’absence de réponse dans les deux mois suivant la demande vaut acceptation. L’Assurance retraite précise également que l’employeur peut autoriser une cotisation vieillesse sur la base d’un temps plein, ce qui peut améliorer les droits futurs.

La retraite progressive n’est toutefois pas automatique : la demande doit être effectuée environ cinq mois avant la date souhaitée.

Le dispositif séduit nettement plus en 2026

La retraite progressive n’est plus aussi marginale qu’auparavant.

Au 30 juin 2026, l’Assurance retraite recensait 66 816 bénéficiaires, contre 34 798 un an plus tôt. Le nombre a donc presque doublé en douze mois.

Cette progression s’explique notamment par l’abaissement de l’âge à 60 ans et par une meilleure connaissance du dispositif.

Que devient la retraite définitive ?

Pendant la retraite progressive, l’assuré continue à travailler et à cotiser.

Lorsqu’il cesse définitivement son activité, sa pension est recalculée en tenant compte des droits acquis pendant cette période. Le passage à la retraite définitive n’est pas automatique : une nouvelle demande doit être déposée.

Pour de nombreux actifs, le principal intérêt est donc de préserver une partie de leurs revenus tout en réduisant leur temps de travail, avant la liquidation complète de leur pension.

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