Après plusieurs semaines de sécheresse, un orage peut remplir rapidement une cuve placée sous une gouttière. Cette réserve gratuite paraît idéale pour arroser le potager, nettoyer une terrasse ou réduire certaines dépenses d’eau.
La récupération reste autorisée en France, mais l’eau collectée sur un toit n’est pas potable. Son utilisation dépend du type d’installation : une simple cuve extérieure n’obéit pas exactement aux mêmes règles qu’un système raccordé au réseau intérieur du logement.
La réglementation concerne l’eau issue des précipitations et collectée à l’aval d’une surface inaccessible, comme une toiture sur laquelle personne ne circule en dehors des opérations d’entretien.
Pour certains usages domestiques, la couverture ne doit pas contenir d’amiante ni de plomb. L’eau peut en effet récupérer des polluants chimiques, des métaux ou des fibres présents sur la toiture.
Une cuve peut être installée hors-sol ou enterrée. Aucun produit antigel ne doit être ajouté dans le réservoir.
Lorsque le récupérateur n’est pas branché au réseau intérieur de la maison, l’eau peut servir à :
Ces usages restent réservés à la propriété. L’eau ne doit jamais être bue ni employée pour cuisiner, laver la vaisselle ou assurer l’hygiène corporelle.
La liste officielle actuelle ne mentionne pas le remplissage ou la remise à niveau d’une piscine parmi les usages domestiques autorisés. Cette pratique ne doit donc pas être présentée comme automatiquement permise.
Un système branché sur le réseau intérieur peut notamment alimenter les toilettes, servir au nettoyage des sols et, sous conditions, au lavage du linge. L’installation doit alors respecter des exigences techniques et sanitaires plus strictes.
Chaque point de soutirage doit être clairement signalé par la mention « eau non potable ». Les circuits d’eau de pluie et d’eau potable doivent rester complètement séparés afin d’éviter toute contamination.
Un récupérateur avec branchement doit être déclaré auprès de la mairie, avec l’adresse du logement et une estimation des volumes utilisés à l’intérieur. Un contrôle peut être réalisé lorsqu’un risque de contamination du réseau public existe.
Le filtre et les gouttières doivent être débarrassés des feuilles et des dépôts. Le réservoir doit rester fermé afin de limiter les accidents, les déchets et la prolifération des moustiques.
L’installation doit également permettre un débordement maîtrisé, sans provoquer de ruissellement incontrôlé vers le terrain voisin. La réglementation exige un entretien régulier, comprenant notamment le remplacement des filtres ainsi que la vidange et le nettoyage du stockage.
Les restrictions sont fixées localement par arrêté préfectoral. Elles peuvent concerner l’arrosage, le lavage des voitures et le remplissage des piscines, avec des règles différentes selon le niveau d’alerte et l’origine de l’eau utilisée.
Il faut donc consulter VigiEau avant chaque usage. Le non-respect d’une restriction peut exposer un particulier à une amende atteignant 1 500 €, puis 3 000 € en cas de récidive.
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