Une haie de thuyas qui devient marron peut rapidement inquiéter un propriétaire. Lorsqu’elle sert de brise-vue ou structure tout l’aménagement extérieur, son remplacement représente aussi un chantier important.
Pourtant, lorsque le brunissement reste principalement à l’intérieur de la plante tandis que les extrémités demeurent vertes, le thuya n’est pas forcément malade. Les conifères persistants perdent eux aussi leur vieux feuillage. Avant de sortir le taille-haie ou d’appeler un paysagiste pour tout arracher, quelques vérifications permettent d’éviter une intervention inutile.
Les aiguilles et petites écailles situées près du tronc sont les plus anciennes et reçoivent moins de lumière.
Iowa State Extension indique que les thuyas peuvent naturellement perdre ce feuillage intérieur, qui jaunit ou brunit avant de tomber. Le phénomène est particulièrement visible en automne.
Une sécheresse ou d’autres stress peuvent toutefois accentuer cette chute.
Vous pouvez retirer délicatement les aiguilles et débris déjà secs avec des gants, sans tirer fortement sur les rameaux vivants.
Ce nettoyage améliore surtout l’aspect de la haie et permet d’observer plus facilement son état. Il ne faut cependant pas présenter ce « peignage » comme un traitement capable de faire reverdir les parties mortes.
Une aiguille devenue brune ne redevient pas verte.
C’est l’erreur la plus importante à éviter.
Les thuyas repoussent difficilement à partir du vieux bois dépourvu de feuillage. Si une taille pénètre derrière la couche verte extérieure, des zones nues peuvent donc rester visibles durablement.
Mieux vaut procéder à une taille légère et conserver du feuillage vert sur les rameaux que l’on raccourcit.
Un brunissement plus important peut aussi révéler un stress hydrique.
Pour savoir si la haie manque réellement d’eau, Maryland Extension recommande de contrôler l’humidité du sol à environ 15 cm de profondeur. Si la terre est encore humide, ajouter davantage d’eau peut être inutile.
L’excès d’eau et un mauvais drainage peuvent eux aussi abîmer les racines.
Le diagnostic change lorsque les extrémités extérieures brunissent, que des branches entières meurent ou que plusieurs sujets dépérissent rapidement.
Sécheresse, sol détrempé, blessures, maladies ou ravageurs peuvent alors intervenir. Le brunissement visible à lui seul ne permet pas d’identifier précisément une maladie.
Dans ce cas, évitez les traitements antifongiques ou insecticides « au cas où ». Une identification correcte du problème par un professionnel ou un service de diagnostic végétal est préférable avant tout traitement.
Pas si l’extérieur reste dense, vert et vigoureux.
Un brunissement uniquement interne correspond souvent au renouvellement normal du feuillage. En revanche, une branche entièrement brune jusqu’à son extrémité ne récupérera généralement pas.
Le réflexe qui peut donc éviter des dépenses inutiles est simple : observer d’abord où se trouve le brun, contrôler l’humidité du sol et ne jamais rabattre brutalement la haie dans le vieux bois.
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