Pendant plus de vingt-cinq ans, Katharine Hoskyns, 89 ans, a entretenu devant son domicile londonien un petit jardin composé de pots et d’un banc. Selon l’article source, la municipalité de Westminster lui a pourtant demandé en 2026 de retirer cet aménagement du trottoir.
L’histoire peut sembler lointaine, mais elle soulève une question très concrète pour les propriétaires français : peut-on installer librement pots, jardinières ou mobilier devant sa maison lorsque ceux-ci occupent le trottoir ? En pratique, trois vérifications sont essentielles.
Le fait qu’un trottoir longe directement votre façade ne signifie pas qu’il vous appartient.
L’article L.2122-1 du Code général de la propriété des personnes publiques prévoit qu’on ne peut occuper une dépendance du domaine public au-delà de l’usage ouvert à tous sans disposer d’un titre autorisant cette occupation.
Des pots installés durablement peuvent donc nécessiter une autorisation locale.
À Paris, par exemple, un permis de végétaliser peut permettre l’installation de jardinières sur l’espace public après étude de faisabilité. Il est délivré pour trois ans et peut être renouvelé jusqu’à douze ans.
Même autorisé, un aménagement ne doit pas empêcher la circulation normale des piétons.
La réglementation d’accessibilité prévoit en principe un cheminement d’au moins 1,40 m libre de mobilier ou d’obstacle. Cette largeur peut être ramenée à 1,20 m dans certaines configurations, notamment lorsqu’il n’y a pas d’obstacle de part et d’autre.
Un gros bac décoratif peut rapidement rendre un trottoir étroit non conforme.
Une autorisation d’occupation du domaine public n’est généralement pas un droit définitif.
À Paris, par exemple, la Ville peut demander le retrait temporaire ou définitif d’une installation pour des travaux, un changement d’aménagement ou d’autres nécessités locales.
Mieux vaut donc utiliser des contenants stables mais déplaçables plutôt que des installations lourdes fixées au sol.
Avoir entretenu des pots devant son logement pendant dix, vingt ou trente ans ne crée pas automatiquement un droit permanent à occuper le trottoir.
La présence ancienne d’un aménagement ne remplace pas une autorisation lorsque celle-ci est exigée.
C’est précisément ce que rappelle le cas londonien : une installation tolérée pendant des années peut être réexaminée lorsqu’un problème de circulation, une plainte ou une décision administrative intervient.
Fleurir sa rue reste possible dans de nombreuses communes, mais le trottoir n’est pas une extension automatique du jardin privé. Un simple contrôle auprès de la mairie peut éviter de devoir retirer, plusieurs années plus tard, tout un aménagement auquel on s’était attaché.
Une douleur sur le côté de la hanche qui apparaît en marchant, dans les escaliers…
Se déplacer seul devient parfois plus compliqué avec l’âge, surtout lorsqu’il faut aller chez le…
Entre les tailles répétées, les branches qui brunissent et les étés de plus en plus…