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Quelles sont les plantes à éviter durant l’épidémie de coronavirus ?

Attention aux plantes faussement présentées comme efficaces pour lutter contre le covid-19 ! Certaines ont l’effet inverse à celui recherché. Quelles sont ces plantes ? Quels sont les risques ? Pour qui ? Y a-t-il des restrictions du côté des compléments alimentaires, des infusions et des décoctions ? Nos réponses.

  

La mise en garde de l’ANSM

Le 4 mai, l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) a mis en garde les Français contre l’Artemisia (Armoise naturelle), pourtant considérée comme un remède contre le coronavirus sous la forme de tisane ou encore de gélules. C’est faux et sa consommation pourrait avoir pour effet de retarder une prise en charge urgente. Même mise en garde pour l’oseille et le quinquina. À ce jour, aucune étude n’a démontré leurs prétendus bienfaits. En tout, la liste comprend une vingtaine de plantes mais aussi des compléments alimentaires, qui peuvent perturber les défenses immunitaires et respiratoires.

Quelles plantes sont à proscrire ?

Les échinacées et la griffe du chat (ou liane du Pérou) qui font partie de la famille des plantes immunomodulatrices sont les premières à bannir de chez soi. Idem du côté des plantes anti-inflammatoires, comme la réglisse, le saule, le bouleau, le peuplier, la reine des prés, la verge d’or, l’harpagophytum, le bouillon blanc, les véroniques, les bugles et la scrofulaire chinoise. La pharmacopée chinoise de manière générale, à laquelle est rattachée la famille des polygalas, est d’ailleurs à éviter. Citons aussi les plantes des genres Boswellias, réputées pour leurs gommes qu’on appelle « oliban » ou « encens », et celles des genres Commiphora, dont leur gommes-oléorésines sont connues sous le nom de « myrrhes ». Le curcuma, y compris le curcuma alimentaire, vient allonger la liste.

Quels sont les compléments alimentaires à bannir ?

Globalement, il est recommandé de ne consommer aucun complément alimentaire qui serait composé de plantes aux vertus anti-inflammatoires citées plus haut. D’ailleurs, le recours aux médicaments à base de cortisone et d’AINS (Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens) chez les patients suspects ou avérés covid-19 est proscrit par les autorités sanitaires depuis mi-mars, des « événements indésirables graves » ayant été constatés. La même contre-indication s’applique donc aux plantes, étant donné que leurs mécanismes d’action sont les mêmes et peuvent allonger la durée de l’infection et en aggravé le degré.

Quelles personnes doivent arrêter de consommer ces plantes ?

Toute personne qui consommerait de tels compléments alimentaires pour prévenir tout risque d’infection sont invités à suspendre sans délai cette consommation à l’apparition des premiers symptômes de la maladie. Ceci étant dit, dans le cadre d’une consommation dans le cadre d’une pathologie inflammatoire chronique, il convient de discuter des mesures à prendre avec le médecin, qui sera à même de juger de pertinence de la poursuite ou non de la prise. Quoi qu’il en soit, il reste préférable de ne pas avoir recours à ces plantes aux propriétés anti-inflammatoires en règle générale, dans la mesure où la crise sanitaire que nous traversons actuellement ne permet pas clairement de savoir qui est réellement porteur du virus.

Quels risques y a-t-il à consommer ces plantes ?

Toutes ces plantes peuvent venir perturber les défenses naturelles du métabolisme et retarder l’apparition de réactions inflammatoires en cas d’infection, pourtant essentielles pour détecter la maladie. Autrement, toute personne consommant au moins l’une de ces plantes et contaminée par le covid-19 est exposée à un risque relativement élevé de complications infectieuses, puisque les mécanismes d’action de ces plantes peuvent non seulement aggraver l’infection virale mais aussi le risque d’autres infections d’origine bactérienne. En outre, il existe des risques d’interaction avec les mécanismes de résolution des dégâts tissulaires créés par l’infection, que ce soit au niveau du système nerveux ou des muscles.

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