Devant une ruche, le frelon asiatique peut rester en vol stationnaire et capturer les abeilles qui reviennent chargées de pollen. Cette pression perturbe fortement l’activité de la colonie et peut affaiblir les ruchers déjà fragiles.
En Bretagne, certains apiculteurs observent pourtant une alliée inattendue : la poule noire de Janzé. Vive et opportuniste, elle serait capable d’attraper des frelons lorsqu’ils volent à faible hauteur sous les ruches.
Originaire de Janzé, en Ille-et-Vilaine, cette poule noire est connue pour son comportement explorateur.
Lorsqu’elle circule librement autour d’un rucher, elle peut repérer un frelon asiatique en vol stationnaire, bondir et le saisir avec son bec. Elle consomme ensuite une partie de l’insecte comme source de protéines.
Ce comportement ne signifie toutefois pas que toutes les poules de cette race chasseront automatiquement les frelons.
La présence de poules sous les ruches peut contribuer à capturer certains individus et à réduire ponctuellement la pression exercée devant les planches d’envol.
Il n’existe cependant pas de mesure fiable permettant d’attribuer à cette méthode une note d’efficacité ou une réduction précise du nombre d’attaques.
Une poule ne peut pas éliminer une colonie entière ni atteindre un nid installé dans un arbre, une toiture ou une dépendance.
La poule doit pouvoir circuler près des ruches sans gêner les abeilles ni se mettre en danger.
Un petit groupe maintenu en semi-liberté autour du rucher aura davantage de chances d’observer et de capturer les insectes volant près du sol. Une alimentation équilibrée reste indispensable : il ne faut pas affamer les poules pour les inciter à chasser.
Le poulailler doit aussi être sécurisé contre les prédateurs et placé à une distance permettant de respecter le calme des colonies.
La poule noire de Janzé ne remplace pas les protections apicoles reconnues.
Les filets, les muselières installées devant les ruches et certains dispositifs de réduction du stress peuvent limiter l’impact du frelon sur les abeilles. La LPO rappelle également qu’il ne faut pas intervenir soi-même sur un nid et recommande une destruction professionnelle lorsqu’elle est nécessaire.
Les bouteilles contenant un liquide sucré capturent de nombreux insectes qui ne sont pas visés.
Selon le Muséum national d’Histoire naturelle, la plupart des pièges bricolés ou commerciaux peuvent capturer jusqu’à 99 % d’autres espèces. Leur déploiement généralisé n’est donc pas recommandé.
Le piégeage doit rester ciblé, encadré et réservé aux situations où les recommandations locales le prévoient.
Un nid ne doit jamais être approché, secoué ou détruit sans équipement professionnel.
Entre juin et octobre, le Muséum recommande de signaler les nids à l’organisme local chargé de la lutte. Une intervention adaptée peut ensuite être décidée selon l’emplacement et le risque.
La poule noire de Janzé peut donc devenir une alliée intéressante autour d’un rucher, mais elle ne constitue ni une méthode d’éradication ni une protection suffisante à elle seule.
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