Refaire sa vie après un veuvage relève d’abord d’un choix personnel. Mais un remariage, un Pacs ou une vie en couple peuvent modifier les revenus pris en compte par certaines caisses de retraite, voire supprimer définitivement une pension.
Il n’existe pas une règle unique applicable à tous les bénéficiaires. Les conséquences dépendent du régime auquel appartenait la personne décédée : Assurance retraite, Agirc-Arrco ou fonction publique.
La pension de réversion de l’Assurance retraite correspond à 54 % de la retraite de base que percevait ou aurait perçue le conjoint décédé. Elle reste soumise à une condition de ressources.
En 2026, le total de la réversion et des ressources ne doit pas dépasser 25 001,60 € par an pour une personne seule ou 40 002,56 € lorsqu’elle vit en couple. Le mariage, le Pacs et le concubinage sont donc susceptibles de modifier le calcul.
Le remariage ne supprime pas automatiquement cette pension. En revanche, les revenus du nouveau conjoint sont intégrés dans les ressources du ménage, ce qui peut entraîner une réduction ou une suspension.
La réversion du régime général reste révisable lorsque les ressources évoluent. Elle ne peut toutefois plus être modifiée après un délai de trois mois suivant l’attribution de l’ensemble des retraites personnelles de base et complémentaires du bénéficiaire.
Cette stabilisation suppose que la caisse dispose des informations nécessaires. Une omission ou une déclaration inexacte peut conduire à une régularisation ultérieure.
Les règles sont beaucoup plus strictes pour la retraite complémentaire des salariés du privé. La réversion Agirc-Arrco est versée sans condition de ressources, mais uniquement au conjoint ou à l’ex-conjoint qui ne s’est pas remarié.
Lorsqu’un bénéficiaire se remarie, la pension déjà versée est définitivement supprimée. Elle ne peut pas être rétablie après un divorce ou un nouveau veuvage.
Le Pacs et le concubinage ne suppriment pas cette pension de la même manière, mais ils ne permettent pas non plus d’obtenir une réversion si le couple décédé n’était pas marié.
Pour la réversion d’un fonctionnaire, le remariage ou une nouvelle union peut entraîner la perte du versement. La situation diffère néanmoins de l’Agirc-Arrco.
Lorsque la nouvelle union prend fin, le bénéficiaire peut parfois demander le rétablissement de la pension. Cette reprise dépend notamment de l’existence d’autres ayants droit ou d’orphelins déjà bénéficiaires.
Tout changement de situation familiale doit être déclaré à chaque organisme qui verse une réversion. Pour l’Agirc-Arrco, les mensualités perçues entre la date du remariage et son signalement sont réclamées au bénéficiaire.
Avant une nouvelle union, il est donc prudent d’identifier chaque pension reçue et de demander une estimation écrite de ses conséquences. Cette vérification évite qu’un choix personnel ne se traduise par une baisse de revenus imprévue ou une dette envers la caisse de retraite.
La suspension partielle de la réforme des retraites de 2023 modifie la date de départ…
Après le décès d’un conjoint, les démarches liées à la banque, au logement et à…
Après le passage de la serpillière, le sol paraît parfois plus terne qu’avant. Des marques…