Depuis le 1er août 2026, les épargnants disposent d’un nouveau barème pour leurs livrets réglementés. Le Livret A est désormais rémunéré à 1,7 %, tandis que le Livret d’épargne populaire conserve un taux de 2,5 %.
Pour une même somme placée et sans risque de perte en capital, l’avantage va clairement au LEP. Mais tout le monde ne peut pas l’ouvrir et les gains souvent annoncés de 170 ou 250 € doivent être interprétés avec précaution.
Le ministère de l’Économie a fixé le taux annuel du Livret A à 1,7 % à compter du 1er août 2026. Le LEP reste quant à lui rémunéré à 2,5 %.
Les deux livrets présentent plusieurs avantages communs : le capital reste disponible, il n’existe pas de risque de perte du capital déposé et les intérêts échappent à l’impôt sur le revenu ainsi qu’aux prélèvements sociaux.
Le principal écart reste donc la rémunération.
En raisonnant sur une année entière avec un taux inchangé, 5 000 € placés à 1,7 % produiraient :
85 € d’intérêts sur un Livret A.
Avec un LEP rémunéré à 2,5 %, la même somme produirait :
125 € d’intérêts.
L’écart atteint donc 40 € nets sur douze mois.
Le calcul devient encore plus visible avec 10 000 €.
À 1,7 %, un Livret A génère théoriquement 170 € sur douze mois. À 2,5 %, un LEP produit 250 €, soit 80 € supplémentaires.
Le plafond des versements du LEP est justement fixé à 10 000 €, hors intérêts capitalisés. Le Livret A permet de déposer jusqu’à 22 950 € pour un particulier.
Les taux indiqués sont annuels. Ils ne signifient pas qu’un versement de 10 000 € effectué aujourd’hui rapportera 170 ou 250 € d’ici au 31 décembre.
Les intérêts sont calculés le 1er et le 16 de chaque mois, puis ajoutés au capital à la fin de l’année. La date du versement influence donc le rendement obtenu.
De plus, le Livret A était rémunéré à 1,5 % entre le 1er février et le 31 juillet 2026, tandis que son taux était de 1,7 % en janvier. Le LEP était à 2,7 % en janvier puis à 2,5 % à partir de février.
Contrairement au Livret A, le LEP est soumis à une condition de revenu fiscal de référence. Il faut également avoir son domicile fiscal en France.
Une seule personne peut détenir un LEP, dans la limite de deux par foyer fiscal pour un couple marié ou pacsé. La banque contrôle l’éligibilité auprès de l’administration fiscale.
Si les revenus dépassent le plafond pendant une seule année, le livret peut être conservé. En revanche, deux années consécutives au-dessus de la limite conduisent à sa clôture.
Pour un épargnant éligible, le rendement actuel donne l’avantage au LEP. Il peut donc être pertinent de remplir d’abord ce livret jusqu’à son plafond de 10 000 €, puis d’utiliser le Livret A pour l’épargne supplémentaire.
Cette comparaison vaut toutefois pour une épargne de précaution disponible et sans risque. Elle ne signifie pas que ces livrets constituent nécessairement le meilleur placement pour un horizon de plusieurs années.
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