Quand les températures montent, de nombreux Français redécouvrent le même problème : leur logement devient vite inconfortable. Appartement sous les toits, maison exposée plein sud, fenêtres mal protégées… la chaleur s’installe parfois dès la matinée.
Selon le baromètre Somfy « Les Français et leur logement », 34 % des personnes interrogées estiment que leur logement n’est pas adapté aux vagues de chaleur. Le sujet ne concerne donc pas seulement le confort : il touche aussi au budget, à la facture d’électricité et aux futurs travaux de rénovation.
La France compte déjà 9,4 millions de logements exposés aux fortes chaleurs, un chiffre qui pourrait atteindre 21 millions d’ici 2030, selon Somfy. Cette projection inquiète d’autant plus que 80 % des logements de 2050 existent déjà.
Autrement dit, une grande partie du parc immobilier devra s’adapter avec l’existant. Pour les propriétaires, cela pose la question des travaux, de la valeur du bien et de l’investissement nécessaire pour améliorer le confort thermique.
Les ménages modestes et les seniors sont particulièrement concernés. Lorsque le logement reste chaud le soir ou la nuit, l’inconfort peut peser sur le sommeil, la santé et le bien-être.
Le premier réflexe consiste à empêcher la chaleur d’entrer. Cela signifie fermer les volets, persiennes ou stores avant l’exposition directe au soleil, et non lorsque la pièce est déjà chaude.
Selon les données citées dans l’article, une fenêtre de 1,6 m² en plein soleil peut produire autant de chaleur qu’un radiateur de 800 W. Somfy estime aussi qu’une protection solaire adaptée peut réduire le rayonnement solaire jusqu’à 88 %.
Ce geste simple est pourtant encore sous-utilisé. D’après le baromètre, si 91 % des Français possèdent des volets ou des persiennes, 54 % ne les ferment pas toujours avant l’exposition au soleil.
Le deuxième geste consiste à automatiser les volets, stores ou protections solaires. L’objectif est de les faire fonctionner au bon moment, selon l’ensoleillement, la température ou l’heure de la journée.
Selon Somfy, cette automatisation peut permettre de faire baisser la température intérieure de 4 à 7 °C. Elle peut aussi éviter les oublis, notamment lorsque le logement est vide pendant la journée.
Pour un propriétaire, cet équipement peut s’inscrire dans une logique de travaux de confort ou de rénovation énergétique. Selon Somfy, il faut compter entre 700 et 1.000 euros par fenêtre pour installer un système complet de protection solaire automatisée.
Le troisième geste n’est pas d’allumer immédiatement la climatisation, mais de l’utiliser en complément des protections solaires. L’idée est simple : plus la chaleur est bloquée en amont, moins l’appareil doit fonctionner longtemps.
La climatisation fixe ou mobile séduit de plus en plus de ménages. D’après les chiffres cités, 34 % des Français posséderaient déjà un appareil, et 16 % envisageraient d’en installer un.
Mais son usage a un coût. Des estimations énergétiques évoquent une hausse d’environ 15 % de la facture d’électricité pour quatre heures d’utilisation par jour, et jusqu’à 25 % lorsque l’utilisation dépasse quatre heures quotidiennes.
Selon Somfy, associer protections solaires, automatisation et climatisation permettrait de réduire les besoins énergétiques jusqu’à 70 %. Cette approche peut donc aider à limiter les dépenses tout en améliorant le confort intérieur.
Le baromètre indique que 35 % des Français envisagent des travaux pour mieux protéger leur logement contre la chaleur. Mais seulement 8 % se disent certains de les engager.
Le prix reste le principal frein. Pour 52 % des Français, le coût empêche de passer à l’action, selon les données citées dans l’article.
Dans un contexte de pouvoir d’achat contraint, beaucoup de ménages attendent donc des solutions plus accessibles ou des aides financières plus efficaces. Face aux vagues de chaleur, adapter son logement n’est plus seulement une question de confort : c’est aussi un enjeu d’économies d’énergie, de santé et de qualité de vie.
A découvrir Aussi:
Pour des millions de retraités, la date de versement de la pension est un repère…
Avec l’âge, certaines dépenses deviennent plus lourdes à supporter. Aide à domicile, portage des repas,…
Un coin de jardin sec, une bordure en gravier, une allée brûlée par le soleil…