Avec plusieurs jours fériés placés en semaine, le calendrier 2027 offre quelques belles occasions d’allonger ses vacances. En posant stratégiquement certains lundis, vendredis ou jours entourant un férié, un salarié peut transformer quelques jours de congés en périodes de repos beaucoup plus longues.
Mais la promesse de « 57 jours de repos avec 25 jours posés » n’est valable que dans une configuration précise. Il faut notamment travailler du lundi au vendredi, bénéficier des jours fériés concernés et obtenir l’accord de son employeur. Voici les périodes les plus intéressantes à surveiller.
En 2027, le lundi de Pâques tombe le 29 mars.
En posant les mardi 30 mars, mercredi 31 mars, jeudi 1er avril et vendredi 2 avril, un salarié qui ne travaille pas le week-end peut profiter d’une coupure du samedi 27 mars au dimanche 4 avril.
Cela représente 9 jours consécutifs de repos pour 4 jours de congés posés.
Le mois de mai est particulièrement intéressant malgré deux jours fériés tombant un samedi.
L’Ascension aura lieu le jeudi 6 mai. En posant le vendredi 7 mai, il est déjà possible d’obtenir un week-end de quatre jours pour les salariés concernés.
En combinant davantage de congés autour de cette période, le gain devient beaucoup plus important. Le calendrier source propose notamment de poser les 3, 4, 5 et 7 mai, puis la semaine du 10 au 14 mai.
Dans cette configuration, 9 jours de congés permettent d’enchaîner une longue période sans travail.
La Fête nationale sera célébrée un mercredi en 2027.
En posant les lundi 12, mardi 13, jeudi 15 et vendredi 16 juillet, il devient possible de relier les deux week-ends.
Pour un salarié travaillant du lundi au vendredi et ne travaillant pas le 14 juillet, cela donne 9 jours de repos pour 4 jours posés.
La Toussaint tombe le lundi 1er novembre 2027.
Poser le vendredi 29 octobre permet donc d’obtenir quatre jours de repos consécutifs, du vendredi au lundi.
Quelques jours plus tard, le 11 novembre tombe un jeudi. En posant les 8, 9, 10 et 12 novembre, il est possible d’obtenir neuf jours sans travailler, du samedi 6 au dimanche 14 novembre.
Le lundi de Pentecôte tombe le 17 mai 2027.
Mais il ne faut pas automatiquement le considérer comme un jour de repos. La journée de solidarité peut être fixée ce jour-là, mais ce n’est pas une obligation générale : son organisation dépend notamment de l’accord applicable ou de la décision de l’employeur.
Le calcul doit donc être adapté à votre entreprise.
C’est un autre point souvent oublié.
Dans le secteur privé, seul le 1er Mai bénéficie d’un régime légal de chômage particulièrement protecteur. Pour les autres jours fériés, le repos dépend notamment des accords collectifs, conventions ou usages de l’entreprise.
Un salarié qui travaille certains jours fériés ne pourra donc pas reproduire exactement le même calendrier.
Poser un congé ne signifie pas qu’il est automatiquement accepté.
L’employeur peut refuser les dates demandées lorsqu’il respecte les dispositions conventionnelles et les nécessités liées au fonctionnement de l’entreprise.
Les périodes entourant l’Ascension, le 14 juillet ou le 11 novembre risquent naturellement d’être très demandées.
Oui, dans le scénario précis retenu par le calcul d’origine : 25 jours de congés, salarié du lundi au vendredi, jours fériés chômés et journée de solidarité organisée comme prévu dans l’exemple.
Il ne s’agit donc pas d’un droit automatique à 57 jours de vacances.
Le meilleur réflexe consiste à utiliser ce calendrier comme base, puis à l’adapter à sa convention collective, aux pratiques de son entreprise et aux dates réellement acceptées par l’employeur.
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